Zones humides: le Burkina veut se doter d’un document de politique nationale pour une gestion durable

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Le Burkina Faso est en voie de se doter d’un document de politique nationale sur les zones humides. L’examen pour validation de ce document fait l’objet d’un atelier national qui s’est ouvert ce jeudi matin à Ouagadougou.

La Mare d’Oursi, dans le Sahel, est l'un des 15 sites burkinabé sur la Liste des zones humides de Ramsar, depuis 1990. Photo: RIJ,000 ha

Les zones humides, selon une définition conventionnelle, sont «des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l’eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marine dont la profondeur à marée basse n’excède pas six mètres».

Des zones humides, telles que définies par la convention de Ramsar, le Burkina Faso en regorge, de naturelles et d’artificielles. En 2009, une douzaine de sites ont été inscrits sur la Liste des zones humides d’importance internationale de Ramsar.

C’est pour assurer la protection et pour relever le défis de la gestion durable de ces zones humides que l’État burkinabé, à travers le ministère de l’environnement et du développement se dote d’une politique nationale. Ce document dont il est attendu la validation à l’issue de l’atelier, devra réglementer la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides qui fournissent aux populations locales de nombreux services éco-systémiques. Pour le Secrétaire Permanent du Conseil National pour l’Environnement et le Développement Durable (CONEDD), Mamadou Honadia, cette politique va combler un vide et permettre d’interpeller tous les acteurs sur les interdits, les obligations et leurs droits en matière d’exploitation des biens et services qu’offrent les zones humides.

Les participants à l'ouverture de l'atelier national de validation de la politique nationale sur les zones humides. ©Burkina24
Le Burkina Faso et la convention de RamsarLa convention de Ramsar, du nom de la ville iranienne où fut adopté le traité en février 1971, est un traité international sur les zones humides d’importance internationale. Elle sert de cadre à l’action nationale et à la coopération internationale en matière de conservation et d’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources.La convention de Ramsar est en vigueur au Burkina Faso depuis 27 octobre 1990. Et depuis cette année, 15 sites nationaux sont inscrits sur la Liste des zones humides d’importance internationale de Ramsar. Parmi ces sites, la Mare d’Oursi dans le sahél, inscrit depuis juin 1990, avec une superficie de 45.000 ha.

Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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