Musique : Zan Haroun revient de loin avec « Bi-sini »

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Zan Haroun : "Je vis ma musique"

Depuis ce mercredi 30 mai, les mélomanes burkinabé peuvent savourer un nouveau produit à la qualité appréciable. La persévérance aura payé pour Zan Haroun qui, après avoir fait partie de plusieurs groupes de rap tels que Daafra et Rakiré, et après des tentatives vaines de sorties discographiques, offre aux mélomanes son premier album solo. Dans une salle de l’Institut français, entouré de son manager Walib Bara, de son chargé de communication Marius D. et du président du Collectif 11-49, il a fait écouter à la presse les huit (08) titres de l’album tout en les expliquant.

Le chemin vers le succès n’est d’aucun repos, et ce n’est pas Zan Haroun qui en dira le contraire. En effet, le meilleur chanteur Hip-hop de l’édition de 2007 du concours « All Flowz » a souvent pu démontrer son talent lors de festivals et compétions, seul ou avec le Collectif 11-49, sans pour autant aboutir à une réalisation concrète. C’est cette association qui va décider, en 2010, de lui donner un gros coup de pouce en lui produisant les premiers sons en solo. Cette collaboration donnera naissance de  « Bi-sini », nom de son premier album solo, dans lequel Zan Haroun livre des textes inspirés de la vie quotidienne au Burkina, des difficultés d’accès à l’éducation, des maltraitances des enfants orphelins, d’amour, … Il chante surtout des choses qu’il a vécues ou ressenties.

Cet album se veut intégrateur car l’artiste s’y exprime en plusieurs langues locales et internationales : mooré, dioula, bamanan, français et anglais. Il y fait l’étalage de sa capacité d’adaptation à plusieurs styles de musique en posant sur des rythmes variés, du reggae roots au mandingue en passant par le hip-hop. Abdallah, président du Collectif 11-49, explique le choix d’accompagner l’artiste par le fait que Zan se donne de tout cœur et avec sérieux dans ce qu’il fait, et qu’en tant que membre il a beaucoup apporté au collectif, et apporte encore. Le collectif est né au quartier Ouidi de Ouagadougou, d’où son appellation, et regroupe des artistes danseurs, chanteurs et autres, en plus d’une équipe de football qui vient juste de l’intégrer.

En plus de l’accompagnement de sa famille et de ses amis, Zan Haroun a bénéficié du soutien et de l’encadrement de son voisin et oncle, qui n’est autre que Amadou Traoré dit Balaké, membre du groupe Africando. Ce dernier l’a initié dès l’adolescence à la musique, et était présent à la dédicace pour lui démontrer sa fierté : « Félicitation à ce garçon qui vient de faire un bon truc. J’en suis fier et je demande à ce qu’il fasse encore mieux. Veuillez l’acclamer ! »

Au centre, Amadou Traoré dit Balaké, oncle de Zan Haroun

Avec cet album, Zan Haroun se donne pour mission de communiquer sa joie de vivre et d’embellir la vie des autres. Quand à Walib Bara, dirigeant de Vision Parfaite qui manage l’artiste, il a donné rendez-vous dans quelques mois aux mélomanes, à la dédicace pour constater le bon positionnement de « Bi-sini ».


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