11ème Forum USA-Afrique (AGOA) 2012 à Washington D.C : Le Burkina Faso a pris part aux travaux.

La onzième édition du Forum annuel de coopération économique et commerciale USA-Afrique (AGOA) s’est tenue du 14 au 15 juin 2012 dans les locaux du Département d’Etat à Washington D.C, avec comme thème « le développement des infrastructures pour un commerce plus dynamique en Afrique ».

Bien de personnalités d’Afrique, d’Amérique et d’Europe ont pris part à cette rencontre. L’occasion a été ainsi offerte aux participants de faire ensemble le point sur l’état actuel de la mise en œuvre de l’AGOA et envisager des perspectives de prorogation de ces dispositions préférentielles de l’accord. La délégation du Burkina Faso à cette rencontre, composée d’experts ministériels, de représentants du secteur privé, et de la société civile, a été conduite par son Ambassadeur aux Etats-Unis d’Amérique, Son Excellence Monsieur Seydou BOUDA.

La loi américaine sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique est une initiative de partenariat commercial du gouvernement américain avec l’Afrique sub-saharienne. Conformément au thème retenu, les travaux du Forum AGOA 2012 ont été axés sur le renforcement du développement des infrastructures en Afrique, avec les moyens d’y asseoir et travailler plus à la promotion d’un climat des affaires plus sain et d’une réglementation efficace qui encourage les partenariats public-privé, en favorisant l’intégration économique régionale à travers le développement stratégique de corridors de transport régionaux, de pools énergétiques régionaux et de capacités de génération de l’électricité pouvant être partagées à travers les frontières.

Les participants à ce Forum ont aussi eu des échanges sur les autres moyens à mettre en œuvre pour renforcer le développement des infrastructures par l’exploitation des possibilités d’exportation des produits américains et le soutien à l’investissement américain dans ce secteur.

Tirant le bilan de la rencontre, l’Ambassadeur Seydou BOUDA a notamment indiqué que les quarante deux (42) ambassadeurs représentant les 42 pays bénéficiaires de l’AGOA avaient deux préoccupations qui appelaient réponses au cours de ce onzième forum. La première de son point de vue concernait les tissus du tiers pays dont l’échéance arrive à terme au mois de septembre 2012 ; la seconde préoccupation est relative au sort de l’AGOA à l’horizon 2015. De l’avis de l’Ambassadeur BOUDA, aux termes des travaux de ce forum, il ne s’est pas dégagé des réponses tranchées à l’une et l’autre préoccupation pour la simple raison que les Etats-Unis sont actuellement en plein dans des arbitrages de politique intérieure avec l’élection présidentielle de mois de novembre prochain donnant l’impression d’un certain attentisme.

Néanmoins, a reconnu Monsieur BOUDA, des assurances de soutien et de coopération particulière ont été données aux participants par la Secrétaire d’Etat Hilary CLINTON et particulièrement le président OBAMA à travers un message annonçant sa nouvelle stratégie en faveur du développement de l’Afrique au sud du Sahara. Dans tous les cas, précise l’Ambassadeur, le souhait des pays membres de l’AGOA en général et du Burkina Faso en particulier, est qu’au de-là des promesses faites, les textes attendus soient votées avec diligence par le Congrès.

A la question de savoir s’il existait quelques inquiétudes du côté du Burkina Faso du fait que les américains envisagent une sorte d’AGOA avec les pays d’Asie et notamment avec des pays producteurs de coton et de tissus en général, l’Ambassadeur BOUDA se veut rassurant. Parce que de son point de vue, en matière de commerce international, il y a de la place pour tout le monde. Le fait que l’Asie soit bénéficiaire d’accords commerciaux avec les Etats-Unis n’inquiète pas outre mesure le Burkina Faso du fait de l’existence d’accords signés en des termes différents entre les Etats-Unis et son pays ; sans oublier le fait que les niveaux d’élaboration des tissus dans l’un et l’autre pays ainsi que le système de préférence entre l’Afrique et l’Asie ne sont pas exactement les mêmes.

Le chef de la délégation burkinabè au 11ème forum de l’AGOA a aussi donné son point de vue sur les possibilités offertes par l’AGOA aux commerçants de son pays et leur capacité à tirer pleinement profit de ces accords. Pour l’Ambassadeur, l’AGOA est une plate-forme juridique permettant à des pays comme le Burkina Faso de pouvoir exporter, en franchise sur le marché américain des produits déterminés de la catégorie 1 à la catégorie 8 ainsi que ceux de la catégorie 9. Si les Burkinabè n’en profitent pas assez, c’est peut-être un manque de préparation de nos exportateurs a-t-il soutenu. Pour y arrive, il faut efficacement asseoir une stratégie, entrer dans les standards américains et pouvoir exporter sur ce marché. C’est cela qui manque le plus à nos hommes d’affaires et il faut les encadrer dans ce sens a-t-il expliqué. De son avis, le champ est ouvert d’autant plus qu’à ce moment, la Chambre de commerce du Burkina Faso, a mis en place une stratégie d’encadrement des exportateurs vers le marché américain dans le but de leur permettre de bénéficier des possibilités offertes par l’AGOA.

Sur le thème de ce 11ème forum qui portait sur le développement des infrastructures en Afrique en vue de favoriser le commerce, l’Ambassadeur a reconnu que les infrastructures d’une manière générale sont les plateformes sur lesquelles roule le commerce. Que l’on parle d’infrastructures routières, énergétiques, de télécommunications ou les technologies de communication, d’infrastructures de santé, ou de tout autre infrastructure qui favorise ou handicape le commerce, c’est une préoccupation grandement partagée par l’ensemble des pays membres de l’AGOA dont le niveau de développement dans le domaine est relativement faible. Les chemins de fer manquent cruellement, les aéroports sont insuffisants, les ports ne sont pas suffisamment équipés…les nouvelles technologies de l’information ne sont pas la chose la mieux partagée sur le continent.

Pierre WAONGO,
Attaché de presse
Ambassade du Burkina/Washington D.C.



Dieudonné LANKOANDE

M. Lankoandé est passionné de web2.0 et de stratégies marketing (Marketing/web & Community Management) propre au secteur on line, domaine dans lequel il a plusieurs années d’expériences.

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