Festival Ciné Droit Libre: la 8e édition dévoile son contenu

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Abdoulaye Diallo (2e à g.), entouré de son collaborateur Gidéon Vink (1er à d.), d'un représentant des PTF et d'un réalisateur burkinabè, lors de la conférence de presse, samedi 23 juin 2012. ©Burkina 24

Ciné Droit Libre, le festival  de films sur les droits Humains et la liberté d’expression, est devenu un évènement majeur qui draine une importante foule de festivaliers dans différents sites de projection de films de la ville de Ouagadougou. Cette année, le rendez-vous sera encore respecté et les organisateurs du festival étaient face aux hommes et femmes de médias pour en donner un avant-gout en dévoilant programme, invités et grandes innovations.

La 8e édition du festival Ciné Droit Libre se tiendra du 02 au 14 juillet 2012, a déclaré à la presse le coordonnateur du festival, Abdoulaye Diallo. Il a ensuite dessiné les contours de l’évènement, en donnant les grandes articulations du programme et en dévoilant la liste des invités spéciaux.

Cette édition, selon les organisateurs, veut braquer les caméras sur l’autre moitié du ciel qui « a toujours joué un rôle déterminant dans toutes les luttes du monde », a expliqué Abdoulaye Diallo. Il cite en exemple  sa mobilisation lors du printemps arabe. Pour une édition qui a pour thème « Femmes, moteurs de changement en Afrique », les organisateurs ne pouvaient trouver mieux pour les accompagner qu’une femme aussi célèbre que Barbara Hendricks. En effet, la star d’opéra et du gospel américain sera présente à Ouagadougou en tant que marraine de la 8e édition du festival.

Parmi les invités à ce festival, on comptera également le Pr Henriette Diabaté, grande chancelière de la Côte d’Ivoire, le rappeur malien Amkoullel, des réalisateurs  canadien  Yannick Letourneau et français Antoine Vitkine, mais également les humoristes Adama Dahico et Digbeu Cravate pour une soirée « humour et droits humains ». Avec ces invités de prestige, les organisateurs réservent aux festivaliers un programme très riche en films, débats et autres activités comme les masters class et ateliers, ou encore le concours de débats « 10 minutes pour convaincre ». Un programme qui aura pour cadre l’Institut français, l’Université de Ouagadougou, l’Institut Goethe, les salles de ciné de la ville de Ouagadougou, mais aussi les quartiers non lotis de la ville, en plein air.

Michel K. Zongo (à droite), un jeune réalisateur qui participera avec ses oeuvres au festival.©Burkina 24

En vedette, la nouvelle génération de réalisateurs burkinabè

Cette édition est précédée d’une rencontre internationale des festivals de cinéma sur les droits humains qui se tiendra cette année dans la capitale burkinabè du 02 au 04 juillet. Le festival, quant à lui, démarre le 04 juillet et sera marqué, en plus des autres innovations, par la programmation d’une dizaine de films burkinabè. Alors qu’au début le festival peinait à trouver un film burkinabè dans le domaine des droits humains, a fait remarquer Gidéon Vink, directeur artistique du festival, de nos jours, on assiste à l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes burkinabè, à l’image de Michel Zongo, qui, à cette 8e édition, vont ravir la vedette aux réalisateurs d’ailleurs.



Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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