La crise malienne et ses leçons pour le Burkina au menu du dialogue démocratique du CGD

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Le Dr Moumouni Soumano (gauche), conférencier du jour, le Pr Augustin Loada (centre) et Abdoul-karim Saidou (droite) du CGD.©Burkina 24

Le dialogue démocratique du Centre pour la gouvernance démocratique (CGD), bien connu du public burkinabé a posé sur la table la question des leçons à tirer de la crise de gouvernance au Mali. Ce mercredi soir le centre a invité différents acteurs de la vie politique burkinabé à s’interroger sur les leçons à tirer, pour le Burkina Faso, de la crise qui secoue le Mali voisin.

La crise malienne interpelle tous les Etats voisins du Mali à tirer des leçons et à réfléchir sur les risques qu’ils courent. Le dialogue de ce mercredi soir répondait à cet objectif, circonscrit dans le cadre du Burkina, en soumettant aux échanges le thème: “La crise de gouvernance au Mali: quelles leçons pour le Burkina Faso”. Le Dr Moumouni Soumano, Directeur exécutif du Centre Malien pour le Dialogue Interpartis et la Démocratie, invité pour l’occasion, a rappelé les origines de la crise malienne dans une communication qui a servi de base aux échanges.

Une vue des participants au dialogue démocratique sur la crise malienne et ses leçons pour le Burkina. ©Burkina 24

Le communicateur a relevé le laxisme dans la gestion de l’irrédentisme touarègue comme étant, entre autre, à l’origine de la crise actuelle. “La stratégie de négociation des autorités maliennes manquait de vision sur les enjeux stratégiques et géopolitiques” a souligné le Dr Soumano pour justifier ce laxisme. De plus, a-t-il poursuivi, la crise malienne se justifie par l’absence d’une vision de stratégie de défense nationale et a révélé la faiblesse des institutions maliennes. Au Burkina Faso, selon le Pr Augustin Loada, c’est l’occasion de s’interroger sur la gouvernance sécuritaire qui semble relever des sujets tabous. Il est important, a-t-il souligné, que tous les acteurs de la vie politique s’intéressent à cette question.

Si pour le cas du Mali on peut pointer du doigt également un consensus politique fondé sur le partage du pouvoir et non sur des valeurs et des programmes politiques à concilier, il ne manque pas au Burkina des indices qui devraient retenir l’attention dans un souci de prévention. Et c’est justement ce sur quoi le CGD invite à réfléchir, convaincu que les pays africains qui partagent beaucoup de similitudes, doivent apprendre les uns des autres.

Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

Il y a 1 commentaire

  1. a mon avis le dialogue doit payer pour que le Mali retrouve sa paix, une paix qui est partager pour tous les Burkinab? et l’Afrique tout enti?re.

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