Alassane Dramane Ouattara, président de la CEDEAO : «Nous devons partir de Ouagadougou avec des recommandations claires»

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Alassane Dramane Ouattara

Le mini-sommet de  la CEDEAO sur le Mali vient de s’ouvrir à Ouagadougou, ce samedi 7 juillet 2012. Les deux discours d’ouverture du Président en exercice de la CEDEAO et du médiateur ont donné le ton : entre autres, évaluer les actions de la médiation,  proposer des modalités de la mise en place un gouvernement d’union nationale et faire revenir le plus tôt possible le président malien par intérim Dioucounda Traoré au Mali, le tout selon «des propositions de calendrier précises».

«Nous devons partir de Ouagadougou avec des recommandations claires». C’est le vœu exprimé par Alassane Dramane Ouattara, président en exercice de la CEDEAO aux participants de la réunion du groupe de contact sur le Mali. Des recommandations sur notamment les modalités de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale au Mali qui devra se faire dans un «cadre sécurisé». Outre le gouvernement de large consensus, le sommet devra également se pencher sur le retour  «rapide» du président Dioucounda Traoré au Mali  et à sa sécurité.

La classe politique et la société civile doivent faire des recommandations claires (Ph : B24)

Tolérance zéro pour la partition

Ce sommet, c’est également le bilan de la médiation du président Blaise Compaoré. Ce dernier a en effet indiqué qu’il faudra «évaluer» la médiation afin de prendre un nouvel «élan» dans la sortie de crise. La situation au Nord Mali, le développement «des réseaux de crimes organisés» et de «groupes terroristes», selon Blaie Compaoré, doivent faire l’objet de «dispositions urgentes» à prendre. Pour Alassane Dramane Ouattara, en effet, «Nous ne pouvons tolérer la partition de ce pays frère qu’est le Mali; nous ne pouvons non plus accepter de voir se développer à nos portes un terrorisme destructeur, un important trafic de drogue et un extrémisme inhumain».

Une mission de la CEDEAO au Mali

C’est ainsi qu’il a informé  qu’une mission de contact et d’évaluation de la force en attente de la CEDEAO est à pied d’œuvre depuis hier vendredi 6 juillet 2012 à Bamako afin d’entrer en contact avec l’armée malienne pour jauger «le moral de la troupe» et examiner les modalités d’une intervention militaire conjointe au Nord Mali, si les négociations venaient à échouer.

Alassane Dramane Ouattara a espéré  que des «propositions de calendrier d’actions précises» soient faites afin de sortir de la transition dans un délai d’un an, au sortir de cette rencontre. Une rencontre à laquelle participent cinq chefs d’État africains (Yayi Boni du Bénin,  Faure Gnassingbé du Togo,  Gudluck Jonathan du Nigeria, Mamadou Issoufou du Niger et Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire) en plus du président Blaise Compaoré, les représentants de l’ONU et de l’UA, la classe politique et la société civile maliennes. C’est Rokia Traoré, ministre malienne de l’Intégration africaine, qui représente le gouvernement malien, le président Dioucounda Traoré et le Premier ministre Cheick Modibo Diarra étant absents à cette rencontre.

 

Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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