Campagne spéciale d’alphabétisation : un nouveau coup d’accélérateur pour atteindre 60% d’alphabétisés d’ici 2015

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Atteindre 60% d’alphabétisés à l’horizon 2015. C’est l’objectif que poursuit le gouvernement burkinabè à travers un programme d’accélération de l’alphabétisation, et désormais une campagne spéciale d’alphabétisation que lancera bientôt le ministère de l’Education nationale. Cette campagne a été l’objet d’une journée d’information, organisée par le ministère au profit des communicateurs, hommes et femmes de médias.

Une vue des journalistes lors de la journée d'information à Kombissiri. ©Burkina 24

Kombissiri. Chef lieu de la province du Bazéga. C’est dans cette ville qu’une trentaine de communicateurs se sont retrouvés ce mardi, dans le cadre d’une journée d’information sur la campagne spéciale d’alphabétisation. Des communicateurs dont le ministère attend une précieuse contribution à la campagne et qui, à cet effet, avaient l’occasion d’en saisir les tenants et aboutissants.

En 2006, le taux d’alphabétisation était de 28% et ne semble pas avoir connu une réelle hausse. Ce qui fait encore de l’alphabétisation un défi à relever, d’autant plus qu’aux dires du ministre délégué chargé de l’Alphabétisation, « le vœux du gouvernement est de faire de l’alphabétisation un levier du développement ». Une volonté qui a été à la base de l’adoption en avril 2011, d’un programme national d’accélération de l’alphabétisation (PRONAA) avec pour objectif d’atteindre 60% d’alphabétisés à l’horizon 2015.

Donner tout son sens au mot “accélération”

Les projections à partir du taux de 2006 indiqueraient que l’objectif de 60% d’alphabétisés ne peut être atteint que par un effort complémentaire ; d’où la campagne spéciale qui veut permettre au PRONAA d’atteindre ses objectifs.

La campagne spéciale devra accroitre sensiblement le nombre d’alphabétisés par commune. En chiffres, elle vise à ouvrir au moins 5000 centres d’alphabétisation et à inscrire 150 000 nouveaux apprenants et apprenantes, des analphabètes et des déscolarisés de 15 ans et plus. Selon le ministre délégué chargé de l’Alphabétisation, le Docteur Zakaria Tiemtoré, “la campagne spéciale représente une stratégie pour véritablement être dans l’accélération de l’alphabétisation”. Il s’agit, selon lui, de donner au mot accélération tout son sens, en passant d’une campagne à deux campagnes.

Le ministre délégué chargé de l'alphabétisation. Kombissiri le 10 juillet 2012. ©Burkina 24

Dans sa mise en œuvre, la campagne spéciale concernera six langues usuelles et devra connaître une implication plus poussée des conseils municipaux, surtout dans la détermination de la demande d’alphabétisation. Et pour répondre à la demande, d’autres acteurs sont mis à contribution, en l’occurrence le ministère de la Jeunesse, de la formation professionnelle et de l’emploi dont la contribution à la mise en œuvre du PRONAA, dans le cadre du programme spécial de création d’emplois, a été exposée aux journalistes. Ainsi,  la campagne spéciale pourra bénéficier de 3 000 volontaires parmi ceux que le PSCE a prévu de rendre disponibles, pour servir de formateurs.



Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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Il y a 5 commentaires

  1. DICKO HAMADOUM ADAMA |

    je pense que cette initiative est positive. L’espoir de faire 60% nous conduira a une certaine allure.

  2. Je remercie le gouvernement pour cette initiative surtout les acteurs cl?s qui seront charg?s de mettre en oeuvre ce programme qui pourrait ainsi contribuer ? augmenter le taux d’alphab?tisation dans notre pays.
    J’ai lu votre texte mais j’aimerais plut?t voire l’objectif global du communication de communication qui sera mis en oeuvre ? travers une approche participative de groupe.

  3. lire plut?t :
    En 1994, le taux d?alphab?tisation ?tait de 18,9%. Il est pass? a 28% en 2006 soit un gain d’environ 10% en 12 ans. Pr?tendre donc qu?on peut faire passer le taux de 28% en 2006 a 60% en 2015 soit un gain de 32% en 10 ans est simplement de la m?connaissance des r?alit?s du pays et de la pure d?magogie.

  4. En 1994, le taux d’alphab?tisation ?tait de 18,9%. Il est pass? a 21,8% en 2006 soit un gain de seulement 2,9% en 12 ans en d?pit des gros discours. Pr?tendre donc qu’on peut faire passer le taux de 21,8% en 2006 a 60% en 2015 soit un gain de 38,2% en 10 ans est simplement de la m?connaissance des r?alit?s du pays et de la pure d?magogie.

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