JMP 2012 : Prendre en charge les questions de population pour accompagner le développement

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Le Burkina Faso a célébré à l’instar d’autres pays du monde la Journée mondiale de la population le mercredi 11 juillet 2012. Le Secrétariat permanent du Conseil national de population (SP/CONAPO), en collaboration avec ses différents partenaires, a organisé une cérémonie solennelle de commémoration de cette 23e JMP à Ouagadougou, au cours de laquelle il a appelé à une synergie d’action pour maîtriser la croissance démographique, à travers l’accès  aux services de santé procréative.

Le Conseiller technique (à g) appelle à une synergie des efforts pour la réalisation de l’OMD5

En instituant la Journée mondiale de la population en 1989, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) entendait attirer l’attention de l’opinion publique sur les enjeux et défis des questions démographiques qui impactent sur les ambitions de développement des pays.

Le thème de cette année «Accès universel aux services de santé procréative», rappelle la nécessité, voire l’urgence de prendre en compte et en charge toutes les questions liées à la santé de la reproduction dans l’optique de tendre vers la réalisation de l’Objectif du millénaire pour le développement  cinq (OMD 5) des Nations unies, à l’horizon 2015.

La maîtrise de la croissance démographique comme moteur de la croissance économique et du bien-être des populations, c’est l’objectif commun que visent désormais les acteurs œuvrant dans le secteur Population et développement et les domaines y relatifs.

Selon, le Secrétaire permanent du Conseil national de population, Delphine Barry, la JMP offre l’opportunité de centrer la réflexion sur les retards, les insuffisances ou les besoins non satisfaits dans ces domaines à travers le monde, particulièrement dans les pays en développement.

En dépit, des efforts engagés par les politiques en matière de santé de la reproduction, ajoute-t-elle, de nombreuses femmes encore «souffrent beaucoup plus des problèmes de grossesses trop précoces, trop rapprochées, trop nombreuses, ou trop tardives, souvent non désirées, mais aussi d’invalidités, d’infections sexuellement transmissibles, de violences sexistes et d’autres problèmes liés à la procréation».

Le combat doit se mener là, en vue de rationaliser les grossesses et les naissances, les adapter aux préoccupations du moment, ce qui permet d’augmenter la productivité des femmes et d’améliorer la santé des familles et leur bien-être, à travers l’établissement d’un ratio population-ressources équitable.

Le Conseiller technique Yamsékré Tiendrébéogo, représentant le ministre de l’Economie et des Finances à cette commémoration soutient que la santé de la reproduction y compris la planification familiale contribue à la maîtrise de la croissance démographique et à la promotion de la croissance économique.

«C’est pourquoi, je lance un appel solennel à toutes les autorités politiques, coutumières, religieuses, les partenaires au développement, le secteur privé, les organisations de la société civile et à toute la population, pour une plus grande synergie d’actions», a-t-il dit.

Les gouvernements, les partenaires au développement, le secteur privé, la société civile devaient donc redoubler d’efforts pour assurer l’accès universel à la santé en matière de sexualité et de reproduction d’ici à 2015.

 



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