Guinée : Des violences font environ sept morts

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Le week end dernier des évènements refont parler de la Guinée alors qu’on pensait ce pays sur la bonne voie. En effet, dans la nuit de vendredi 3 Août  dernier, dans le sud-est du pays à Zogota, des manifestants ont été tués lors d’une manifestation où les villageois protestaient contre des recrûtements d’une société minère brésiliene jugés arbitraires.

La manifestation s’est heurtée pendant aux forces de l’odre qui l’ont réprimé et c’est suite à cette repression que certains ont été fauchés par des balles tirées par ces forces de l’ordre. Le nombre de victimes de ce drame n’a pas été précisé mais les médias locaux et certains médias internationaux parlent de 5 à 6 morts.

le gouvernement après avoir présenté ses condoléances a annoncé l’ouverture d’une enquête pour situer les responsabilités et, il a déclaré que les responsables subiront la rigueur de la loi.

La douleur de ce drame étant encore vive pour la Guinée, l’on apprend que le mardi 8 Août qu’un manifestant a été tué par les forces de l’ordre à Siguiri dans le nord-est du pays. C’est au cours d’une manifestation des commerçants de la localité contre l’insécurité que les forces de l’odre ont ouvert le feu et cela s’est soldé par la mort d’un manifestant. La croix rouge locale a confirmé qu’il y a au moins un mort.

Les partis d’oppositions ont condamné ces agissements des forces de l’ordre et appellent l’Etat à prendre ses responsabilités. C’est dans ce sens que l’UFC et le CADRE ont protesté contre ce qu’ils qualifient de barbarie d’un autre âge et ont estimé que le limogeage du gouverneur et du préfet de Nzérékoré devaient être les premières mesures à prendre par les autorités.

Ces évènements rappelent les douloureux évènements du 28 septembre 2009 où plus d’une centaine de personnes avaient trouvé la mort lors d’une manifestation de l’opposition sous le régime d’exception du capitaine Dadis Camara.

L’on pensait qu’avec l’accession au pouvoir de l’opposant historique Alpha Condé, la Guinée connaîtrait un essor démocratique et économique, le constat est que jusque là le processus électoral devant conduire à l’élection d’un parlement n’a toujours pas abouti d’une part, et d’autre part le sang a de nouveau coulé. Il faut également noter que jusque là aucun responsable n’a été désigné s’agissant des massacres du 28 septembre 2009.

Les suites de ces évènements intéresseront sans doute bien au delà de la scène nationale et il ne reste plus qu’à attendre de voir les conclusions de cette commission d’enquête et la prise éventuellement de certaines mesures pour ramener le calme et la serennité au sein de la population.

Youssouf Bâ

Correspondant de B24 à Dakar.



Youssouf Bâ

Juriste, Spécialisé en Droit de l'Intégration. Journaliste, Poète.

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