Nuit du destin 2012 : Conférence et prières sur le site du SIAO à l’initiative de l’AEEMB et du CERFI

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Site du SIAO. Plus de 3000 croyants. Parmi eux, élèves étudiants, travailleurs, autorités religieuses et politiques ; tous ont répondu présents en cette nuit de Laylat Al Qadr (nuit du destin). Discours, rappels, conférence et prière ont ponctué cette nuit de la quête de la baraka organisée par l’Association des Elèves et Etudiants Musulmans au Burkina Faso (AEEMB) et le Cercle d’Etudes, de Recherches et de Formation Islamiques (CERFI).

Le conférencier, Mamadou Alioune DIOUF

“Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit du destin (Al-Qadr). Et qui te dira ce qu’est la nuit du destin ? La nuit du destin est meilleure que mille mois. Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’Esprit, par permission de leur Seigneur pour tout ordre. Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube” (Sourate La détermination 1-5). Cette nuit est donc particulière pour tout musulman. Selon les saintes écritures, la dévotion au cours de cette nuit équivaut à mille mois de prières. L’affluence qu’a connue le site du SIAO, en cette nuit du 14 au 15 août 2012 était donc celle des grands jours.

Pour entamer la soirée, l’imam Khalid ILBOUDO du CERFI a exposé sur l’essence de la foi. Selon lui, l’essentiel de l’essentiel pour le musulman est de pratiquer le monothéisme pur, c’est-à-dire croire en l’unicité de Dieu. L’omnipotence et l’omniscience de celui-ci devraient amener le croyant à s’attacher à son adoration. Quant au Président du CERFI, Ousmane NOMBO, son allocution a tenu lieu d’invite des croyants à la piété, à l’entraide en ce mois béni de Ramadan, et même au-delà. Les objectifs poursuivis par son organisation sont de mieux faire connaître la religion à l’intellectuel. C’est en cela que la structure a mis en place le complexe scolaire Ousmane Dan FODIO à Banfora. D’autres réflexions sont en cours pour bâtir un autre complexe socio-éducatif à Fada-N’Gourma, l’équipement de celui de Kienfangué, de celui du secteur 16 de Ouagadougou, la construction d’un bâtiment R+1 au siège du CERFI, la construction d’une mosquée R+2 extensibles au siège actuel de l’AEEMB sur l’avenue Charles De Gaulle, sont entre autres activités qui permettront au CERFI et à l’AEEMB d’être aux côtés de l’Etat dans la quête du bien-être des populations burkinabé. Même si toutes ces initiatives sont louables, elles demandent aussi l’adhésion morale et financière de l’ensemble de la communauté. L’AEEMB et le CERFI ont donc interpelé les musulmans à s’investir pour l’aboutissement des différents projets.

A leur suite, Mamadou Alioune DIOUF a exposé sur le thème Bâtir une communauté par la foi. Dans ces propos, le conférencier a interpelé les musulmans de toutes les catégories à l’union. Revenant sur les actions des premiers musulmans, il a présenté à l’assistance les raisons qui ont contribué à une bonne propagation de l’islam à travers le monde : c’est l’union des pratiquants. Tous les musulmans du Burkina Faso et du monde entier doivent agir ensemble afin que les actions entreprises aient plus d’impacts. La volonté d’agir seul conduit parfois à des déviations qui donnent naissance à des illuminés qui croient détenir la Vérité et qui induisent un grand monde en erreur. Les musulmans devraient s’inspirer même de la prière qui se veut moment de rencontre. Toute action collective est donc pertinente. Il n’y a que cette union qui permettra à cette communauté de se faire respecter et d’avancer.

Cette nuit du destin a été ponctué par les préoccupations des croyants auxquelles ont répondu judicieusement les responsables religieux. La longue prière qui s’est terminée à 3h30 du matin, a mis fin aux activités de cette nuit de la quête de la baraka.

                                                                                                                                           Rialé

 

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Rialé est artiste-comédien et résidant a Ouagadougou.

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