Diplomatie burkinabé : Quand l’INHEI concentre de grandes ambitions

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Établissement public à caractère à caractère scientifique, culturel et technique, l’Institut des Hautes Études Internationales, INHEI, a été créé en 2008, à la suite de la fermeture de Institut diplomatique et de relations internationales, intervenue suite aux événements d’avril 2007. Alors que l’Institut voit la sortie de la première promotion qu’il a formé, les ambitions se précisent autour de l’INHEI se font voir de la part des premiers responsables.

En rappel, les élèves de la première promotion de l’IDRI avaient participé à une marche du Syndicat des agents du ministère des Affaires étrangères (SAMAE) le 10 avril 2007. La fermeture de l’IDRI avait alors été décidée le lendemain en conseil de ministre, « pour décalage entre les résultats produits et les attentes liées aux objectifs initiaux de création de l’IDRI ». Un an après, il a été alors créé, par décret présidentiel daté du 17 novembre 2008, « un établissement d’enseignement supérieur professionnel et de recherche dans les domaines de la diplomatie et des relations internationales, dénommé Institut des Hautes Etudes Internationales, en abrégé INHEI.

Selon ses statuts, l’institut est chargé de la formation professionnelle initiale et continue de cadres supérieurs en matière d’analyse et de prospective en diplomatie et en relations internationales au profit des administrations publiques, du secteur privé et de la société civile ; de la promotion de la culture de l’international, notamment par l’organisation de conférences, de séminaires et de colloques, et par la diffusion des résultats de la recherche auprès de la communauté scientifique et diplomatique ; du perfectionnement dans le domaine international des cadres de l’Etat, des collectivités territoriales, du secteur privé et de la société civile intervenant dans la gestion de dossiers internationaux ; de la recherche et l’analyse prospective dans les domaines de la diplomatie et des relations internationales, non seulement sur leurs dimensions classiques, mais aussi sur leurs dimensions nouvelles et futures ; de la promotion de l’excellence dans les domaines de la diplomatie et des relations internationales, notamment par la mise en place d’un Centre d’excellence et l’accueil de programmes régionaux ou internationaux spécifiques en rapport avec cette mission.

Pour le moins que l’on puisse dire et à entendre le ministre des affaires étrangères, qui en assure la tutelle technique, l’INHEI est au cœur de grandes ambitions, à l’heure où la diplomatie burkinabé est sollicitée un peu partout dans le monde. À l’occasion de la sortie de la première promotion, le chef de la diplomatie a rappelé ces ambitions qui visent entre autres à capitaliser l’expérience du Burkina Faso en matière de médiation dans les crises politiques.

Pour son Directeur Général, Didace Gampiné, c’est la mission principale qu’il faut réussir, en faisant de l’INHEI un centre d’excellence et un laboratoire de recherches avancées sur la prévention, le règlement et la gestion des conflits dans la sous-région ouest africaine et sur tout le continent. Et pour le ministère, ce centre d’excellence figure dans les programmes prioritaires définis dans le cadre de la SCADD.

Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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