Assises de la CONFEMEN : Telle formation, tel emploi !

427 0
A la clôture des assises, le présidium (Ph : Burkina24)

Les écoles de formation et d’enseignement techniques et professionnels (EFPT) des pays francophones doivent désormais adapter leurs formations aux besoins des entreprises si elles veulent que ces dernières emploient leurs étudiants. C’est la principale des 25 recommandations des assises de l’EFTP closes ce vendredi 7 septembre 2012.

Après quatre jours de cogitation, les 300 participants aux assises de l’EFTP ont conclu que « le fil conducteur pour un système d’EFTP est sa capacité à offrir des formations professionnelles en adéquation avec le marché du travail ».

Voilà pourquoi ils ont recommandé de « choisir des spécialités de formation à développer répondant à une demande du secteur économique pour pallier le manque de qualification ». Les participants ont donc appelé les pays membres de la CONFEMEN à mettre l’accent sur l’EFTP en donnant plus de responsabilités aux départements ministériels en charge de ce domaine et en impliquant les jeunes et les familles dans la définition de l’orientation à donner à l’enseignement technique et professionnel.

Des structures à créer

Il a également été proposé la création de quelques structures, notamment un observatoire de l’emploi et des commissions nationales, en vue  de permettre une mobilité professionnelle des jeunes dans les espaces régionaux et de renseigner sur les besoins en emplois et en formations.

Pendant ces quatre jours, les participants ont cogité pour aboutir à la conclusion qu’il faut concilier formation et emploi (Ph: Burkina24)

Quant aux réformes, il a été proposé de les axer sur une approche éducation/formation/emploi et de privilégier l’approche-programme. Du bilan fait des 14 ans de réformes après les assises de 1998, il a été révélé  qu’il fallait consolider l’éducation de base « pour mieux accompagner les élèves en difficultés et faciliter leur démarche de formation professionnelle ».

600 millions d’emplois à créer dans les 10 prochaines années

Le ministre burkinabè de la Formation professionnelle, Achille Tapsoba, représentant le Premier ministre à la clôture de ces assises, a interpellé l’Organisation internationale du travail (OIT) et la CONFEMEN pour le suivi de la mise en œuvre de ces « pertinentes et pragmatiques » recommandations.

Il a rappelé la nécessité de trouver de l’emploi pour les jeunes, prenant pour exemple le printemps arabe. Les chiffres qu’il a donnés ensuite donnent l’idée du défi à relever. Le rapport annuel de l’OIT estime  en effet à « 600 millions,  le nombre d’emplois à  créer en 10 ans pour maintenir une stabilité et une cohésion sociales». 197 millions de chômeurs squattent le monde, dont 13% sont en Afrique (soit 25 millions) et 11 millions sont des jeunes.

 



Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

Article similaire

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *