Grognes au CDP : « Ce ne sont pas des situations insurmontables », selon Assimi Koanda

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Assimi Koanda, Secrétaire exécutif national du CDP (Ph : Burkina24)

Le Bureau politique national du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a tenu sa 47e session ce dimanche 16 septembre 2012 au Palais des jeunes Jean Pierre Guingané.  Il s’est agit de faire le bilan de l’action du Secrétariat exécutif national (SEN) et de donner des « informations spécifiques » sur la procédure que suivent les dossiers des candidats à la candidature aux élections couplées de 2012. A l’issue de cette session, Assimi Koanda a livré son point de vue sur les contestations en cours dans certaines régions sur ces listes.

Il y a des grognes actuellement sur les dossiers des candidats aux élections couplées. Quel est votre avis là-dessus ?

Le parti agit dans le cadre que lui a tracé le 5e congrès qui  a d’abord étudié la stratégie électorale à mettre en place et demandé au secrétariat exécutif la mise en œuvre de cette stratégie. Nous travaillons également dans un certain nombre de canevas établis par la direction avec des directives que nous avons envoyées dans toutes les circonscriptions.

« Un acte à saluer »

Vous parlez de grogne, je pense qu’à partir du moment où il s’agit de choisir, il est tout à fait normal qu’au niveau des choix, chacun puisse vouloir faire prévaloir son militantisme, sa bonne moralité,  son engagement pour le parti, pour le pays. Je pense que là, c’est quand même un acte qu’il faut saluer.

« Jusqu’à présent, il n’y a pas de liste »

Ce qu’il faut condamner, c’est quand il y a une dérive qui débouche sur des actes de violences, sur des discussions qui auraient pu donc peut-être être menées, parce que jusqu’à présent, il n’y a pas de liste, il y a des candidats à la candidature. La liste sortira après les travaux du comité d’études et la décision du SEN.

Un appel

L’appel du CDP (Ph : Burkina24)

 Je pense donc que je vais profiter de vos micros pour demander aux camarades de garder leur calme, d’être sereins, de continuer le travail de mobilisation pour la victoire de notre parti et pour ceux qui n’ont pas bien compris les directives et l’esprit, à vraiment à  se référer à leurs structures pour bien comprendre ce que le CDP souhaite. Mais je ne pense pas que ce soit des situations insurmontables.

Et quand est-ce qu’on aura les listes ?

Quand nous serons prêts. Nous allons les mettre à votre disposition.

« Monsieur le Secrétaire exécutif, positionnez les femmes ! »

Erreur de calcul ? Quoi qu’il en soit, les journalistes ont été autorisés à entrer dans la salle au moment où on était au divers, dernier point de la session du BPN. Malgré la précision que « on n’est plus dans les débats », cela n’a pas empêché un participant de demander au SEN de s’impliquer dans la gestion de la grogne qui règne actuellement à Banfora, notamment en ce qui concerne les listes municipales. Cela semble sérieux puisque l’intervenant a assuré que « ceci n’est pas de nature à nous amener à une victoire éclatante comme nous sommes en train de le préconiser ».

Les participants à la session du BPN du CDP (Ph:Burkina24)

Mais ce n’est pas tout. La « camarade » Awa Ouédraogo a plaidé pour la cause des femmes. Elle juge en effet qu’ « il y a rare de femmes qui ont été positionnées en première position » sur les listes parce que « certains hommes mettent des bâtons dans les roues des femmes » et que justement, leur « bouche parle, mais le cœur ne parle pas ». Elle a rappelé qu’elle supporte le CDP à cause de Blaise Compaoré, mais que «si au moment de manger, on ne songe pas à nous… », le reste de la phrase est noyée dans les applaudissements. « Monsieur le Secrétaire exécutif, positionnez bien les femmes ! Les hommes ont trop duré sur la scène ! », lance-t-elle avant de s’asseoir.

C’est à  ce moment que la presse est priée discrètement de « se chercher ». On a pu cependant entendre Assimi Koanda estimer que sur « 624 dossiers déposés, à moins que je ne me trompe dans mes ambitions, je note 142 femmes ».

A.Z

 

 



Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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Il y a 2 commentaires

  1. Monsieur le journaliste!On a pas dit ? la presse de “se chercher”. j’?tais dans la salle aussi! on nous a tout simplement invit? ? nous positionner pour l’interview de Assimi Kouanda. Les faits sont sacr?s, respectez les. Il ne faut pas chercher du sensationnel l? o? il y en a pas.
    confraternellement

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