Le Collectif Esprits forts veut susciter une génération battante

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Le présidium. De g. à d. : Sofiane O., Big Ali, Océan, Kam Bian (Ph : Burkina24)

Eveiller la conscience de la jeunesse pour une génération battante, voici l’un des objectifs que s’est fixé le « Collectif Esprit forts ». A cet effet, il a réuni la presse et la jeunesse autour d’une conférence-débat ce jeudi 13 septembre au Jardin Talata du SIAO, sur le thème « Indépendance africaine : rêve ou réalité ». Ce fut aussi l’occasion pour le collectif de présenter son festival « le Dassandaga ». 

Le Collectif Esprits forts veut sortir la jeunesse de la torpeur qui l’assomme. Une mission qui ne s’annonce pas simple. Un exemple édifiant leur en a été donné par les jeunes invités à leur conférence, arrivés tard  pour la plupart. C’est finalement avec un retard de deux heures que la conférence a commencé sur le mot de bienvenue de Kam Bian Ardick, trésorière du collectif.

Pour développer le thème « Indépendance africaine : rêve ou réalité », le collectif a fait appel à Sawadogo Augustin dit Océan, animateur télé et enseignant de formation. Celui-ci a refait l’histoire de la colonisation et de l’esclavage, en invitant les participants à réfléchir sur des questions comme celle-ci : « Si les hommes naissent tous libres et égaux, pourquoi parle-t-on d’indépendance en Afrique ? » Pour lui, la jeunesse doit refuser le terme ‘’commerce triangulaire’’ car « les Africains n’ont pas été commerçants de leurs propres frères ». Océan a surtout déploré le fait que pour la génération actuelle la ‘’lutte’’ se soit arrêtée par manque de garants. Il a exhorté les jeunes à se donner la main pour reprendre le flambeau et continuer la lutte en la rendant plus forte.

Les participants à la conférence débat (Ph : Burkina24)

Cet exposé, visiblement apprécié par les participants, a été suivi de questions et de contributions des participants et des journalistes présents. Parmi eux étaient les Playerz, Almamy Miller, et Georges Zabsonré, directeur de l’école de musique ‘’la Dernière Trompette’’. Ce dernier a invité à cultiver les enfants à l’Africanité : « Si ce combat est une vision, n’attendez pas le résultat maintenant ». Pour Big Ali, président du Collectif Esprit Forts, c’est une réussite car il voit le début de la réalisation d’une vision qu’il souhaite partager avec toute la jeunesse. Etant artiste slameur, c’est avec un acapella d’un de ses titres qu’il a remercié le public.

Le Collectif Esprit Forts donne rendez-vous à la jeunesse ouagalaise les dimanches 16, 23 et 30 septembre pour le festival « Dassandaga » au Jardin Talata du SIAO à partir de 13h. Il y est prévu une kermesse avec exposition d’œuvres d’art, conférences débats et concerts publics avec les Playerzs, Onasis et de nombreux artistes musiciens qui  souhaitent accompagner le mouvement.



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Il y a 1 commentaire

  1. je suis convaincu que le combat que veut mener le collectif esprit fort est le mieu pour sauver lafrique et si les jeunes sengage lafrique sarachera de ces epines…

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