MERCURE DE LA SEMAINE: Blaise se démène à l’extérieur, LAT se démerde à l’intérieur

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Blaise Compaoré et Luc Adolphe Tiao (Photo montage Burkina24)

Le thermomètre du Faso s’est divisé en deux cette semaine. La première moitié est allée prendre la température à l’aéroport de Ouagadougou et la seconde, à celui de Roissy.

Ouagadougou aéroport : température de la lutte contre la corruption en extrême hausse

Ces deux dernières semaines ont été marquées à  n’en pas douter par le coup de poing rageur du Premier ministre Luc Adolphe Tiao (confraternellement LAT) sur la table de la mauvaise gouvernance. Coup de poing si rageur qu’un ambassadeur en est tombé de la Tour Eiffel et d’autres (ambassadeur ou pas) grelottent d’appréhension dans leur nid douillettement et malhonnêtement (en attendant, bien-sûr, que la justice confirme) construit par l’argent de leurs compatriotes.

Rares sont les Burkinabè qui ne sourient pas d’espoir à l’annonce de cette opération « montre-moi ton casier » (même si LAT s’en défend) et de ses effets quasi immédiats. Mais les anciens Voltaïques sont devenus de fanatiques disciples de Saint Thomas et il faudra montrer plus que cela et aller jusqu’au bout pour qu’ils ne pensent pas qu’on lave le dessus de la plaie.

Et ils ne sont pas dupes, les Burkinabè. Le navire CDP est en perte de vitesse. Ces contestations azimuts de candidats à la candidature (rarement entrevues depuis près de deux décennies) témoignent à charge. On laisse au bénéfice du doute que ce n’est peut-être qu’une coïncidence, mais ces soudains tirs sans sommation sur les fauteurs de mal gouvernance au Faso à la veille d’une campagne électorale ne laissent pas beaucoup de champ à l’imagination.

Qu’à cela ne tienne, il demeure que le gouvernement semble déterminé à secouer le cocotier et prêt à faire tomber des noix quelles qu’en soient leur taille et leur grosseur. Les Burkinabè pourront juger à la fin de la saison de la chasse aux « malversateurs »  si la récolte comble leurs attentes.

Aéroport de Roissy : Température en hausse de rumeurs aux allures de vérités

Pendant que LAT se démerde au Faso, le président de la République, lui, est allé prendre un bain de jouvence à l’Elysée. Le patron de Kossyam ne parlait plus bon mooré avec les « Franhé » ? Que nenni ! Tout est normal avec le président « normal ».

Sauf que les affaires domestiques l’y ont rejoint. La première a été cette lettre désobligeante adressée au président français par la veuve Sankara. Et c’est une suite autre que celle qui a été donnée qui aurait étonné. Mais il demeure que la casserole Sankara n’en est pas encore à sa dernière cacophonie « emmegdante » !

 La seconde note hors gamme  a été cette lancinante et tenace… « rumeur » ( ?), qualifiée de « délire », de « vues de l’esprit », de « clichés » et de « sans fondement », qui affirme que Blaise Compaoré offrirait des jouets dangereux au MUJAO. Plutôt gênant quand la France reçoit et adoube les actions de médiateur du président du Faso.

Même si les preuves sont le seul rempart derrière lequel se protège le gouvernement, il demeure qu’il y a rarement de fumée sans braise et qu’une fois de plus, rumeur ou pas, cela vient s’ajouter à une liste de non-dits et de sujets tabous qui ne sont ni à l’honneur du Burkina ni de son président.   Peut-être est-il temps que ce dernier éclaire lui-même la lanterne pleine de sombres questions de ses compatriotes ? Pourquoi pas !

Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

Il y a 1 commentaire

  1. Dans nos Pays, le fl?au de la corruption et assimil?s ressemble ? celui de la prostitution : fortement enracin? et difficile ? ?radiquer

    pas de fum?e sans feu OK!…mais fournir les preuves outraces serait plus convaincant

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