Il est temps d’agir pour ces Burkinabè dans les fers de l’aventure équato-guinéenne

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Partir à l’aventure, quel que soit le pays de destination, n’est jamais synonyme d’aisance. On le perçoit à travers des documentaires comme Paris mon paradis de Eléonore YAMEOGO ou dans les dires de nos proches quand ceux-ci osent nous relater à cœur ouvert, avec un air pathétique leur condition de vie voire même de survie sur leur territoire d’accueil, quand ils arrivent, au péril de leur vie à atteindre cet hypothétique eldorado.

Le Burkina Faso, pays sahélien est parfois frappé par de nombreuses intempéries. Les habitants ont donc toujours été obligés d’immigrer pour faire bouillir la marmite de la famille restée au pays. Baptisé Pays des Hommes par le colon, pour sa capacité à fournir une main d’œuvre abondante à des pays côtiers, notre pays, aujourd’hui rebaptisé Pays des Hommes intègres, continue de fournir les pays limitrophes-côtiers en main-d’œuvre, mais les destinations se diversifient de plus en plus : Italie, Etats-Unis d’Amérique, Gabon, Afrique du Sud, Guinée Equatoriale.  Aujourd’hui, du côté de ce dernier pays, une partie des nôtres est embastillée par les autorités sécuritaires locales. Mais qu’ont-ils fait pour que les portes de geôles équato-guinéennes les enserrent aussi fermement ? Partis comme tant d’autres pour des raisons économiques, leur destin se résume à un emmurement.

Le consul du Burkina Faso dans ce pays, aurait usé de toutes les issues pour faire libérer ses compatriotes qui n’auraient pas, pour seul crime, payé les frais de la carte de séjour qui seraient tablés à 600 000fCFA.  Dans les geôles de ce pays, les conditions de détention riment avec la torture. Pourtant, au-delà de cette marmite que les fonds ramenés au pays par ces immigrés font bouillir et qui permettent de mettre sous les dents d’une multitude de burkinabè une hypothétique pitance journalière, ce sont des investissements colossaux que brassent d’énormes masses financières. C’est en cela que l’action gouvernementale est attendue.

Tout pays en ce monde doit porter assistance à ses ressortissants où qu’ils se trouvent, quoi qu’ils aient comme problème. Cela est corroboré par les actions des occidentaux lorsque leurs ressortissants traversent des situations difficiles dans un pays tiers. Cela ne devrait pas continuer à être une exception et devrait même inspirer nos dirigeants. D’autant plus que l’engagement de celui qui a en main les destinées de notre pays et qui devrait donc se soucier de la vie de chacun de ses citoyens a déjà obtenu à d’autres pays le salut des leurs. Il est temps d’agir. Ainsi, nous éviterons une éventuelle opération bayiri version équato-guinéenne.

bktso1

Rialé est artiste-comédien et résidant a Ouagadougou.

Il y a 1 commentaire

  1. j’aimerais dire que s’est pas seulement en guine equatoriale mais dans tout l’afrique centrale car on dira qu’on ne vienne pas de l’afrique mais comme de la pakistan ou ces pays d’asie dont on a un mauvais oeil en vers eux.soyons integres ou malhonnette pour vrai.!!!!!!!!!!!!!!

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