Droit Libre TV, un an déjà et des attentes surpassées

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De g. à d. : Abdoulaye Diallo (Président de Semfilms), Lombar Barry (Administrateur de Semfilms), Gidéon Vink ( Directeur artistique de Droit Libre TV)

 L’Association Semfilms célèbre le premier anniversaire de sa web-télé, Droit Libre TV. A cette occasion, elle a convié la presse à une conférence de presse au cours de laquelle elle a dévoilé le programme d’activités marquant l’évènement. C’était ce jeudi 04 avril à l’Institut français de Ouagadougou, en présence de représentants des partenaires de l’association.

Lancée il y a un an déjà, Droit Libre TV, une des premières web TV du Burkina Faso, a pour vocation de défendre les Droits de l’Homme et la Liberté d’Expression, en sensibilisant à travers les films qu’elle produit. Ses créateurs disent avoir choisi de l’installer sur l’internet au regard des facilités qu’offre ce canal de diffusion. Cependant, avec les problèmes d’inaccessibilité à la connexion, l’association prévoit des activités visant à rapprocher les films des populations les plus éloignées des nouvelles technologies.

Un programme qui rapproche la population de ses droits.

Abdoulaye Diallo (Président de Semfilms)

Dans le programme de la célébration de cet anniversaire livré par Abdoulaye Diallo, président de l’association, on pourra compter la publication d’un coffret composé d’un livret et d’une série de petits films sur les articles de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, interprété par le conteur KPG (Suivez un épisode de cette série en cliquant ici). Aussi, le nouveau magazine de la Web télé sera lancé. En marge de cela, il y aura la décentralisation du festival « Ciné Droit Libre » auquel la télé est intimement liée. Quelques villes du Burkina et Abidjan pourront vivre ce festival annuel qui a eu lieu en juillet dernier à Ouagadougou. Dans cette lancée, il y aura une campagne nationale de formation, d’information et de sensibilisation sur la lutte contre la torture et les autres peines ou traitement cruels. Celle-ci se fera en étroite collaboration avec le MBDHP et à travers le film « Une vie de cachot » du réalisateur Inoussa Baguian, produit par Semfilms avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Ce film sera diffusé dans cinquante (50) villes du Faso.

« Quand nous lancions Droit Libre TV, les gens nous traitaient de fous »

Gidéon Vink ( Directeur artistique de Droit Libre TV)

 C’est ainsi que s’exprime Gidéon Vink, Directeur artistique de Droit Libre TV, quand il parle du chemin parcouru et des acquis engrangés. En effet, ce site a été lancé dans un contexte de faible couverture numérique, qui laissait un doute sur la réussite du projet. L’association avait alors été modeste dans ses prévisions en espérant 100 000 visiteurs par an, et elle a été la première surprise quand le nombre de visiteurs a dépassé ce palier à l’issu du premier trimestre. Au bilan de cette première année, le site aurait reçu près de 800 000 visites et le million d’entrées est attendu pour la fin de cette année.

Droit Libre TV est un site web sur lequel on peut suivre, gratuitement, des vidéos diverses sur les Droits Humains et la Liberté d’Expression, rangées dans différentes catégories. On y trouve des reportages, des séries de films courts, et un magazine. Les films présentés s’inspire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui comporte trente (30) points. Ainsi, chaque semaine, deux ou trois vidéos sont produites au Burkina Faso, au Mali, au Sénégal ou en Côte d’Ivoire. Les commentaires des internautes permettent alors à l’équipe de production, composée de professionnels et  d’amateurs, cinéastes, étudiants… d’améliorer leurs œuvres. Et selon Gidéon Vink, il n’y a pas à s’inquiéter sur la pérennité de la production, car on peut parler de la même chose de différentes manières.

Des ambitions toujours plus grandes

Après avoir prouvé la pertinence de ce projet, Semfilms veut aller plus loin, dans le ‘’Burkina profond’’ pour faire connaître ses droits à la population. Elle rencontre certes des problèmes avec les autorités locales pour la diffusion des films et la tenue des séances de débat, mais dit se doter de différents plans (dans la légalité) pour se produire autant que possible.

Une vue des participants à la conférence

Retrouvez ici la télé Droitlibre.tv



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