Différend frontalier Burkina-Niger: Fin du premier tour des plaidoiries pour le Burkina

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Le Burkina-Faso a fini ce mardi 9 octobre sa première phase des plaidoiries orales sur le différend frontalier qui l’oppose au Niger. Tour à tour avocats et conseils sont montés au perchoir carte et croquis à l’appui pour défendre la position du Burkina.

En somme, l’objet du différend se trouve dans l’interprétation de l’accord de 1927 et de son erratum qui, en parlant de la délimitation de la frontière au niveau de Tong-Tong a utilisé le mot « infléchissement ». Ainsi pour le Burkina Faso la ligne qui arrive à la borne de Tong-Tong est une ligne droite et la ligne droite partant de Tong-Tong se dirige vers la borne de Tao, sans opérer de déviation en direction de Vibourié. En conclusion, le Burkina estime que, l’interprétation correcte de l’erratum de 1927 est que le segment de la frontière qui arrive à la borne de Tong-Tong comme celui qui en repart sont des lignes droites. Pendant donc que le Burkina voit en ce mot «infléchissement » des segments de droites descendants, le Niger y voit des courbes.

Pour le ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères, de la coopération, de l’intégration africaine et des Nigériens de l’extérieur agent nigérien devant la Cour, monsieur Mohamed Bazoum, il n’y a pas de problèmes entre les deux pays. C’est seulement une volonté de connaître les limites exactes des deux territoires respectifs afin de pouvoir mieux gérer les problèmes au niveau de cette frontière. Et les conclusions de la Cour permettront aux deux pays de raffermir davantage leurs relations déjà excellentes.

Le différend concerne une partie de la frontière sur laquelle les experts des deux pays n’accordent pas leurs violons ; raison pour laquelle depuis 1964, les deux pays ont décidé de prendre à bras le corps le problème à travers la mise en place d’une structure chargée de l’abornement de la frontière. Vingt deux (22) bornes sur les quarante cinq (45) ont pu être posées. Ce sont les parties où il fallait infléchir qui ont fait l’objet du désaccord entre les experts.

La partie nigérienne prendra la parole les jeudi 11 et vendredi 12 octobre prochains pour elle aussi défendre sa position.

Service d’information du gouvernement



Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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