Ouahigouya: le 10e FESCO s’ouvre sous le signe de la culture au service de l’insertion socio-professionnelle des jeunes

Au premier plan, de gauche à droite, le président du CNO, le chef de cabinet du PM, le parrain Achille Tapsoba et Mme Ouédraogo, épouse du promoteur. (Ph.B24)

Le Festival Culture et Sport de Ouahigouya (FESCO) s’est ouverte ce jeudi soir, dans une ambiance qui annonce la richesse culturelle des trois jours de sa durée. Mais surtout, cette 10e édition au levée du rideau affiche ses ambitions de mettre la culture au service de l’insertion socio-professionnelle des jeunes.

– De notre envoyé spécial

Sous le thème: « promotion culturelle et insertion socio-professionnelle des jeunes », et par un hommage à un acteur des premières heures du Festival, Karim Ouédraogo décédé, la 10e édition du Festival Sport et Culture de Ouahigouya s’est officiellement ouverte dans la capitale du Yatenga au cours d’une cérémonie ponctuée d’animations musicales et qui a vu défiler les troupes de danse en compétition. Compétition de liwaga (danse du territoire), courses cyclistes, football et jeux de société, sont autant d’activités qui font le FESCO dans une ville riche de sa culture.

Pendant trois jours et à partir de ce jeudi, au rythme de compétitions sportives et de danses, dans la ville de Ouahigouya, le FESCO promet de révéler aux nombreux festivaliers la richesse culturelle du Yatenga et les nombreux talents qui la valorisent. Et s’il est des personnes particulièrement heureuses à cette idée, ce sont bien les autorités communales qui n’ont pas manqué de saluer la régularité de ce festival réunissant des milliers de personnes loin de leur divergences ethniques. « La culture étant un signe précieux de l’identité de tout être humain et sans laquelle on perd tout repère dans la vie en communauté », le FESCO, de l’avis du premier adjoint au maire de Ouahigouya, se range dans « cette quête de la préservation de notre identité culturelle ».

Le premier adjoint au maire de Ouahigouya. (Ph.B24)

Mais au-delà, la 10e édition s’est inscrite dans l’ambition de mettre la culture au service de l’emploi des jeunes. Et cette idée du promoteur n’a pas laissé indifférent le parrain, le Ministre de la jeunesse, de l’emploi et de la formation professionnelles. « Comment ne pas être sensible à un tel thème, alors que la question de l’emploi préoccupe de nombreux jeunes », s’est interrogé Achille Marie Joseph Tapsoba, pour qui la promotion de la culture devra s’accompagner d’opportunités d’emplois, de création d’entreprises culturelles. Du reste, le ministère s’engage à accompagner les jeunes initiateurs de projets en ce sens, a-t-il laissé entendre.

Achille Marie Joseph Tapsoba, Ministre de la jeunesse, de l’emploi et de la formation professionnelle, parrain du 10e FESCO. (Ph.B24)

A l’image des Nuits Atypiques de Koudougou, de la SNC à Bobo, et bien d’autres évènements culturels, le FESCO participe à confirmer le Burkina Faso comme grand pays de culture; et c’est tout à l’honneur de son promoteur. Absent physiquement, Me Gilbert Noël Ouédraogo, Ministre des Transports, des postes et de l’économie numérique, n’était pas moins présent en esprit à l’ouverture de cette 10e édition qui marque la maturité d’une initiative louée de tous, gouvernement et autorités locales.

 



Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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