Peine de mort au Burkina: Une table ronde des acteurs de la justice en faveur de l’abolition

Une vue des participants à la table ronde du samedi 13 octobre 2012. (Ph. Ali Traoré)

Bien que les dernières exécutions de condamnés à mort au Burkina Faso  remontent en 1988, la peine de mort, figure dans le Code pénal burkinabè et est toujours prononcée par les juridictions burkinabè. Aussi des organisations de la société civile, réunies en coalition, ont fait de l’abolition de jure de la peine de mort leur cheval de bataille et se sont données le 13 octobre dernier, un moment d’échange avec des acteurs de la justice burkinabé, autour de leurs stratégies.  

Tout en poursuivant ses actions de sensibilisation des populations et de plaidoyer à l’endroit des autorités burkinabè, la Coalition a saisi l’occasion du 10 octobre, journée mondiale contre la peine de mort, pour échanger avec les acteurs de la justice, ceux-ci ayant un rôle important à jouer dans la lutte pour l’abolition de la peine de mort au Burkina Faso.

Outre la quinzaine d’organisations membres de la coalition, étaient représentés le Syndicat National des Avocats du  Faso, d’ailleurs aussi membre de la coalition, le Syndicat des Magistrats du Burkina et le Syndicat des Greffiers du Burkina Faso, des magistrats et jurés du Burkina. Les participants ont échangé d’une part sur les stratégies pour parvenir à l’abolition de la peine de mort au Burkina, d’autre part sur les possibilités offertes par le droit positif pour éviter le prononcé de la peine capitale.

Les participants à l’issue des échanges ont formulé des recommandations qui sont entre autres de poursuivre la sensibilisation aussi bien auprès du Gouvernement, du Parlement que des populations, dont les jurés des chambres criminelles, de sensibiliser les juges et jurés sur le recours aux circonstances et excuses atténuantes pour la sanction des crimes passibles de la peine de mort, et de former les acteurs de la justice, notamment les juges, sur les instruments internationaux relatifs aux droits humains.

La coalition regroupe des organisations de la société civile comme Amnesty International Burkina, le Mouvement Burkinabé des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP),  la Communauté Sant’EGIDIO, ACAT/Burkina, le Centre d’Information et de Formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA), Union des Jeunes Avocats du Burkina.

Avec la collaboration de Traoré Ali



Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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