Journée nationale de la liberté de la presse : L’Observatoire burkinabè des médias ou la naissance de l’autorégulation

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Les panelistes ont tous convenu qu’il y a des efforts à fournir pour consolider la liberté de la presse dans notre pays (Ph: Sidwaya)

Le 20 octobre marque la célébration de la journée nationale de la liberté de la presse au Faso. Pour cette 14e édition, le Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ) a tenu  un panel débat et présenté un rapport d’enquête sur la liberté de la presse ce samedi à Ouagadougou.   

« Place de l’observatoire des médias dans le paysage  médiatique », c’est sous ce thème qu’est placée la célébration de la 14e édition de la journée nationale de la presse. Célébration qui se tient après celle de la journée internationale de presse, le 3 mai 2012.

Cette journée nationale de la liberté de la presse a été instituée en 1998 dès la création du Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ). Et cela rappelle la pétition populaire initiée par le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) soutenue par diverses organisations, le 20 octobre 1993.

L’Etat doit subventionner tous les organes de presse

Pour l’occasion, le  rapport d’enquête sur l’état de la liberté de la presse au Burkina Faso de 2011-2012 a été présenté. Cette enquête a pris en compte des données qualitatives et quantitatives. Sur une prévision de 233 personnes à enquêter, 91 ont été entendues. Il s’agit des acteurs des médias (patrons de presse, directeurs de publication, journalistes) et la population.

Les acteurs du monde des médias n’ont pas marchandé leur présence (Ph: Sidwaya)

L’enquête révèle que l’information est pratiquement inaccessible au journaliste lorsqu’il est question  de dénonciation des faits impliquant l’Etat, de la révélation de secret d’Etat, du refus de corruption. Par ailleurs, elle recommande pour le renforcement de cette liberté, entre autres, l’amélioration des conditions de vie des médias et des journalistes, la dépénalisation du délit de presse, l’obligation à l’Etat de subventionner  tout les organes de presse.

OBM, une structure saluée par le CSC

Quant au panel débat, il a été animé par Germain Nama du journal L’Evènement et  Hubert Paré du Conseil supérieur de la communication (CSC). Il s’est agit pour eux de présenter l’Observatoire burkinabè des médias (OBM) qui a vu le jour le 13 octobre 2012. Ensuite de donner le rôle qu’il jouera dans le paysage médiatique du Burkina. L’OBM est un organisme d’autorégulation des médias. Selon Hubert Paré, il sera d’un grand apport à l’instance de régulation qu’est le CSC en ce sens qu’il fera face aux difficultés internes du métier de journalisme et veillera à l’auto censure des médias.

Marcus G Julien KOUAMAN (Stagiaire)

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