Élections couplées 2012: Le CSC prépare les professionnels de médias à une couverture médiatique “responsable”

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Béatrice Damiba, présidente du CSC. (Ph.B24)

Présentées comme un défis majeur pour les médias et pour le CSC, la couverture médiatique des élections couplées du 02 décembre font appelle au sens de la responsabilité des journalistes. C’est en vue de préparer les professionnels des médias à la réussite de leur rôle que le CSC a initié un atelier national de réflexion sur le thème de “la collecte et le traitement de l’information en période électorale”, ce mercredi.

Pour une première fois au Burkina Faso il se tiendra en décembre des élections couplées, législatives et municipales. Qui plus est, jamais auparavant le pays n’a enregistré autant de partis en compétitions: de 57 en 2006, ils sont 74 partis et formations politiques enregistrés pour les élections du 02 décembre. Aussi bien pour les médias que pour l’organe régulateur de la communication, ces élections, inédites à double titre, se présentent comme un défis majeur sur le plan de la couverture médiatique, l’information étant, un maillon essentiel des compétitions électorales.

A partir de communications d’experts de la communication et de la question électorale, le Pr Serge Théophile Balima, Abdoul Karim Saidou, Ouezzin Louis Oulon et Béatrice Damiba, présidente du CSC, l’atelier a mis en avant la responsabilité des hommes et femmes de médias, engagés dans la couverture médiatique des élections couplées de décembre. Avec pour rôle de donner l’information en veillant à l’équilibre entre les partis et formations politiques, la responsabilité du journaliste est d’autant plus élevée que le contexte dans lequel il exercice est fait de précarité, a souligné le Pr Serge Théophile Balima.

Une vue des participants à l’atelier à l’ouverture, avec au premier plan le président de la CENI et le président du Conseil d’État. (Ph.B24)

Dans un contexte marqué également par l’absence de réglementation de la période de précampagne, une absence de réglementation que déplorent le Pr Serge Théophile Balima et Abdoul Karim Saidou du CGD, le journaliste devra une fois de plus se référer à sa conscience en attendant une réglementation, recommandée vivement.

Réussir la couverture médiatique des élections couplées, “dans des conditions qui préservent la paix sociale et la cohésion nationale”, souhait exprimé par la présidente du CSC, cela semble bien de l’ordre du possible. Comme le suggère l’expérience en matière de pluralisme et équilibre de l’information dans les médias publics, celle de la radio nationale en l’occurrence, exposée par son directeur, Ouezzin Louis Oulon et portant sur les élections présidentielles passées.

Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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