Construction de la CEDEAO des peuples : Les journalistes invités à la tâche

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Les journalistes du Faso sont appelés à la construction de la CEDEAO des peuples. Une CEDEAO dont l’espace communautaire sera bâti, non pas par les Etats et les dirigeants, mais par les populations des 15 pays elles-mêmes. Des journalistes burkinabè ont pris l’engagement de créer un réseau afin d’apporter leur pierre à la vision 2020 de la CEDEAO.

En juin 2007, les Chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) se sont rendu compte que la construction d’un espace intégré du haut vers le bas risquait de ne mener nulle part. En effet, les économies des pays membres restaient faibles, l’instabilité gagnait du terrain de jour en jour et les populations ont fini par croire que cette intégration ne concernait que les chefs d’Etat. 37 ans après sa naissance, «le  bilan est mitigé et largement en deçà des attentes qu’elle (la CEDEAO, ndlr) a suscitées au moment de sa création », a confié le ministre délégué à la Coopération régionale, Vincent Zakané.

Créer une région sans frontière

Le ministre des Affaires étrangères, Djibril Bassolé (à d.) et le ministre délégué à la Coopération régionale, Vincent Zakané (Ph : DR)

Alors, les chefs d’Etat ont dressé la vision 2020 de la CEDEAO, qui devra à l’horizon 2020 « créer une région sans frontière, paisible, prospère et cohérente, bâtie sur la bonne gouvernance et où les populations ont la capacité d’accéder et d’exploiter les énormes ressources par la création d’opportunités de développement durable et de préservation de l’environnement ».

Créer une monnaie unique

En somme, une CEDEAO qui aura pour centre, les populations elles-mêmes, et tiendra compte de leurs aspirations et de leurs intérêts. Elle devra lutter contre la pauvreté et être plus axée économie que politique. La vision a même dans sa ligne de mire, la création d’une monnaie unique aux 15 Etats.

Le rôle des médias

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale (MAECR), Djibril Bassolé, pense qu’ « en tant que leaders d’opinion, dont le travail quotidien concourt à la sensibilisation des femmes et des hommes sur leurs droits et devoirs et sur leur place dans la société, les médias peuvent jouer un rôle prépondérant dans la réussite de l’intégration dans la sous-région ».

Voilà pourquoi du 2 au 3 novembre 2012 à Léo dans la Sissili, ledit ministère a organisé à l’endroit d’une trentaine d’hommes de médias burkinabè un atelier sur « la place et le rôle des médias dans l’intégration régionale ». La vision 2020 de la CEDEAO, par des communications, a été longuement expliquée dans tous ses détails aux journalistes.

Les journalistes à l’atelier ont pris la résolution de créer un réseau de l’intégration régionale (Ph : DR)

Bientôt un réseau de journalistes

A la fin de l’atelier, ces derniers ont pris la résolution de créer d’ici décembre 2012 un réseau de journalistes de l’intégration régionale  dont le travail consistera,  à travers des écrits, des émissions audiovisuelles et d’autres types d’actions, à ventiler cette vision et à la mieux faire comprendre par les Burkinabè. Ils ont également recommandé au MAECR d’inciter ses homologues des autres pays membres à initier de tels réseaux afin de mieux négocier le virage de la CEDEAO des Etats à la CEDEAO des peuples.



Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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