Récréatrale 2012: L’histoire d’amour entre un festival et un quartier

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Entre boutiques, ateliers, maquis et cours familiales, le festival s’est inscrit dans une rue et au coeur d’un quartier. (Ph.B24)

L’une des originalités, et surement la plus frappante, des Recréatrales dans son ensemble et en particulier de sa plateforme festival est sans conteste son espace géographique. Depuis ses débuts, le festival à lié son histoire à un quartier au cœur duquel il se tient. Une cohabitation entre artistes, festivaliers et habitants, voulue par ses initiateurs, appréciée de tous et qui rehausse l’exotisme de cet évènement culturel.

Connu comme quartier et sous le nom de Gounghin, l’espace géographique du Festival est aussi un village appelé Bougsemtenga, limité au Sud, par l’avenue Kadiogo, au Nord par le stade du 4 Août, à l’Est par l’Avenue du Conseil de l’Entente et à l’Ouest par le camp Sangoulé LAMIZANA.

C’est au cœur de ce quartier, qui à raison porte le nom de quartier de la culture, que se tient chaque année les activités des Résistance panafricaine d’écriture, de création et de recherche théâtrale, notamment sa plateforme festival. Sur une rue principale du quartier, le mélange saute aux yeux et sonne fort à l’oreille. Le mélange entre la vie artistique et celle quotidienne des habitants, au grand bonheur d’abord de ces derniers.

“Le festival et nous c’est une histoire d’amour”

Pour les habitants du quartier, l’occasion se prêtent au petit commerce occasionnel de brochettes, d’alloco, etc., à côté des maquis et cabarets, occasionnels pour certains ou préexistant au festival pour d’autres. “Nous on aime ça. C’est comme …une histoire d’amour“, confie une habitante du quartier qui a installé son petit commerce à quelques pas en face de l’INAFAC où elle va souvent suivre des spectacles, et le podium d’animation musicale qui attire plein de monde tard la nuit. Pour son commerce de brochette de soja, “ça marche aussi”, reconnait-elle.

Cette dame fait des bonnes affaires au bord de la rue du festival, avec l’affluence des festivaliers. (Ph.B24)

Cette implantation du festival au cœur du quartier ne fait pas seulement le bonheur des habitants. Les festivaliers en ont pour leur compte. Ce témoignage d’un Français, Olivier Duriez, qui confirme:  “Avec cette implantation dans le quartier et les décorations, on a l’impression que tout le quartier est en fête. Les gens sont très accueillants, on fait très facilement des rencontres, on discute avec tout le monde et c’est vraiment bien que ce soit dans un quartier et pas dans un lieux où on vient s’asseoir pour regarder des pièces de théâtre pour s’en aller après”. 

Monsieur Duriez, aux côtés de sa compagne, festivalier venu de la France. (Ph.B24)


Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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