Mercure de la semaine : Le Burkina en mode laisse-guidon !

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(Photo : afriacasport.centerblog.net)

Le mercure de la semaine a tâté le pouls de la cité Burkina. Le cœur ne bat pas normalement ou bat de façon désordonnée. C’est selon. Dans tous les cas, le pays semble être en laisse-guidon, où chacun fait ce qu’il veut.

Des enfants sur de grosses motos

Premier signe inquiétant est le fait de voir ces enfants de moins de 13 ans sur des motos que leurs grands-frères de 18 ans seraient difficilement autorisés à étrenner. Ces enfants montent-ils sur ces cercueils ambulants au su ou à l’insu de leurs parents ? Dans le premier cas, c’est très grave. Dans le second cas, on ne comprend pas pourquoi les forces de l’ordre ne réagissent pas. Dans tous les cas, c’est le signe d’une fuite de responsabilité.

Ces parents qui brûlent le feu avec leurs enfants

Autre signe inquiétant, ces parents d’enfants qui violent les feux tricolores, leurs enfants sur la selle arrière. Ou ces parents, parfois même dans des voitures, qui brûlent le feu stop devant des élèves qui vont ou qui reviennent de l’école. Peuvent-ils se plaindre quand ces derniers se livrent à des actes de vandalisme ou d’incivisme ? Sachons donner l’exemple.

Ces discours de sourds au campus

Les syndicats d’étudiants et d’enseignants qui décident de se livrer bataille peut figurer parmi les actes les plus absurdes qu’aient enregistré les universités publiques du Burkina. Que gagnent l’ANEB et le SYNADEC à s’affronter dans une situation universitaire chaotique où ils sont et demeureront les seuls et les plus perdants ? Que chacun mette de l’eau dans son encrier afin de ne pas rajouter de pages vierges et inutilement blanches dans le palmarès du désormais éloigné « Temple du savoir ».

L’avènement des « zorro » au Burkina

Chaque jour et de plus en plus, le Faso devient un théâtre où tout le monde est devenu justicier. Caillou ou machette au poing, chacun se rend justice selon son entendement. Notre confrère L’Evènement a rapporté le cas de jeunes gens qui ont fracassé l’enseigne d’une pharmacie au motif qu’elle porte le nom d’un quartier dans lequel elle n’est pas située.

Cette même semaine, Lefaso.net parlait de ces populations qui ont mis en émoi Yagma pour une histoire de parcelles. Il y a deux semaines, des habitants ont barricadé toute une route nationale de 15h à 21h au motif qu’un camion a importunément tué une personne. La Justice, en ne se montrant pas digne de confiance, est en partie coupable de cette situation. Mais si justice devrait se rendre dans la rue, l’injustice règnera alors à vie.

Reprendre les guidons pendant qu’il est temps

Pour la nième fois, l’attention du gouvernement est attirée. Les Burkinabè, eux aussi, doivent se reprendre.  Certains pretendront que  cet écrit est exagéré ou trop alarmiste. Mais mieux ne vaut-il pas mieux une fausse alerte fausse, qu’une fausse assurance fausse.



Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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