Cinéma : Pazouknam Ouédraogo, un jeune réalisateur au secours de la nature

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« Une partie de nous », c’est le titre du prochain film de Pazouknam Jean Baptiste Ouédraogo. Pour son film de fin d’étude à l’institut supérieur de l’image et du son (ISSIS), ce jeune réalisateur s’engage pour la protection de la nature dans un court métrage.

Tekla, est une jeune fille qui a la capacité surnaturelle de communiquer avec la nature et les arbres en particulier. Cet enfant de 6 ans s’est même lié d’amitié avec un arbre. Mais la vie de Tekla bascule le jour où son papa décide de couper l’arbre qui menace de faire tomber la maison. Lorsque vint le moment de l’abattre, Tekla, lié à l’arbre vit les maltraitances que ce dernier subit.

Ce court métrage traduit la volonté de Pazouknam Jean Baptiste Ouédraogo de contribuer à la protection de la nature. Dans ce film poétique, l’enfant est désigné comme protecteur de la nature. Il symbolise l’avenir et l’innocence. Le réalisateur choisi également une fille comme symbole de la procréation, de la création. Le message de Pazouknam Jean Baptiste Ouédraogo, c’est que la nature vit comme les être humains.

Les adultes dans ce film sont des prédateurs de la nature. Ces derniers ont perdu leur humanité au point qu’ils se croient obliger de détruire tout ce qui les entoure pour leur satisfaction matérielle. C’est pourquoi dans le dernier acte du film, Tekla se fond dans l’arbre. L’objectif de cette scène est de faire prendre consciences aux adultes de leur cruauté envers l’environnement qui est  « une partie de nous » d’où le titre du film.

L’auteur de ce film plonge les cinéphiles dans le monde réel des enfants. Ce film s’inspire du genre fantastique faiblement utilisé au Burkina Faso. « L’enfant est le père de l’homme » comme le dit Wordsworth. C’est en se basant sur ces affirmations que Pazouknam Jean Baptiste Ouédraogo veut contribuer à éduquer. Ce film intervient au moment où le débat sur les changements climatiques, la protection de l’environnement est vif. « Une partie de nous » est une contribution à ce débat.

Ce film est proposé pour l’édition 2013 du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagaoudou (FESPACO) dans la catégorie film d’école. S’il est retenu, les cinéphiles pourraient le voir en février prochain.

Il y a 11 commentaires

  1. Bertrand Moise Zongo |

    bon vent ? toi, merci pour l'exemple de la pers?v?rance, de l'abn?gation et vraiment de la passion r?elle et v?cue pour le cin?ma Burkinab? et Africain. tu trouveras le succ?s au bout de l'effort, j'en suis convaincu car tu es convainquant.Allez mes f?licitations.

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