Côte d’Ivoire: Simone Gbagbo dans le viseur de la CPI

L’ex première dame de la Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, est visée par un mandat d’arrêt international lancé par la Cour pénale internationale. 

L’épouse de l’ancien président ivoirien n’est plus loin de rejoindre son mari à la Haye. Jusque-là en résidence surveillée à Odiennée, ville du Nord de la Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo est désormais dans le viseur de la Cour pénale internationale. Un mandat d’arrêt international a été lancé contre celle qui est accusée de quatre chefs de crimes contre l’humanité.

« Mme Gbagbo serait pénalement responsable, au sens de l’article 25-3-a du Statut de Rome, de crimes contre l’humanité ayant pris la forme de meurtres, de viols et d’autres formes de violences sexuelles, d’autres actes inhumains et d’actes de persécution, commis sur le territoire de la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011 » a indiqué un communiqué de presse ce jeudi 22 novembre.

C’est le 29 février 2012 dernier que le mandat d’arrêt avait été initialement délivré sous scellés contre Simone Gbagbo. Selon le communiqué de la CPI, « la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a levé les scellés » sur ce mandat d’arrêt, ce 22 novembre.

La Côte d’Ivoire qui n’est pas partie au Statut de Rome sur la Cour pénale internationale, avait déclaré accepter la compétence de la Cour sous la présidence de Laurent Gbagbo en 2003, déclaration d’acceptation confirmée par le pouvoir d’Alassane Ouattara. Depuis octobre 2011, la Cour a ainsi autorisé le Procureur – actuellement la Gambienne Fatou Bensouda- a ouvrir des enquêtes pour « les crimes présumés relevant de la compétence de la Cour, qui auraient été commis en Côte d’Ivoire depuis le 28 novembre 2010 » et étendue ensuite à ceux commis depuis le 19 septembre 2002.

Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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