Gadgets électoraux : Quand des partis politiques ne consomment pas burkinabè

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Des T-shirts devant un atelier de sérigraphie (Ph : B24)

Campagne électorale rime avec T-shirt, casquette et autres gadgets en tissu. En apparence, les sérigraphes, ceux qui les fabriquent, semblent se frotter les mains. Mais la réalité est parfois tout autre.

Les sérigraphes sont les professionnels des impressions sur plusieurs supports, mais le plus demandé reste les T-shirts, les casquettes et les banderoles.

De bonnes affaires pour les uns…

Yaya Traoré se demande pourquoi des partis politiques passent leurs commandes à l’extérieur (Ph : B24)

Sérigraphe, Aboubacar Koté nous confie que les périodes les plus favorables sont les rentrées scolaires, la fin d’année avec  les sociétés qui veulent faire beaucoup de publicités. La campagne électorale est  aussi une période de forte demande, ajoute-t-il.  « Pour la campagne en cours, je ne me plains pas, car j’ai assez de commandes ».

Koté révèle ainsi l’impression générale que donne cette horde de T-shirts et casquettes qui pullulent aux quatre coins du pays depuis le lancement de la campagne. Mais les apparences peuvent être trompeuses.

… la concurrence de l’extérieur pour les autres

Yaya Traoré, cet autre sérigraphe, en effet,  dira que le marché est en baisse par rapport aux campagnes antérieures. « Normalement, la période électorale est très propice pour nous, mais cette année je ne suis vraiment pas satisfait du marché », dit-il. Et pourquoi donc ?

« Les partis politiques préfèrent passer les commandes  à l’extérieur et cela est déplorable», répond-t-il. Par « extérieur », il faut entendre la Chine, pour être plus précis. Une façon de ne pas consommer burkinabè qui rend plutôt amer Yaya Traoré et lui fait se poser des questions sur  la place de ce son domaine, et plus globalement de l’artisanat, au Burkina Faso.

« Pourquoi laisser des sérigraphes professionnels au pays, pour passer les commandes ailleurs ? » (Ph : B24)

« Pourquoi laisser des  sérigraphes professionnels au pays, pour passer les commandes ailleurs ? », interroge-t-il. Si c’est pour une question de qualité ou de professionnalisme, il estime qu’il y a de la matière au Faso. A l’extérieur, « ce n’est  toujours pas mieux qu’ici (et) cela ne contribue pas à notre développement »,  foi du sérigraphe burkinabè.

 

 

 

 

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