2012, année la plus liberticide pour les journalistes

226 0

Selon un rapport publié par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), 2012 est l’année durant laquelle le plus grand nombre de journalistes sont ou ont été emprisonnés dans le monde. Cette augmentation considérable du nombre des emprisonnements suscite de vives inquiétudes de la part des organisations de défense des journalistes.

Ils étaient 232 écrivains, éditeurs et photojournalistes, selon une enquête de la CPJ, derrière les barreaux à la date du 1erdécembre 2012, contre 179 en 2011. Le nombre de journalistes emprisonnés en 2012 est un record depuis le début en 1990 des enquêtes de la CPJ sur les journalistes.

Le rapport du CPJ révèle entre autres que les publicateurs en ligne et les journalistes de la presse écrite  sont les plus emprisonnés.

Les trois principaux pays qui emprisonnent le plus grand nombre de journalistes sont la Turquie (49), l’Iran (45) et la Chine (32), où des incarcérations consécutives à une vague de répression contre la dissidence se sont faites sur fond d’accusations de complots contre l’État.

L’Érythrée et l’Éthiopie dans le top 10 des pays qui emprisonnent le plus

Même si les pays qui emprisonnent le plus ne sont pas sur le continent africain, il faut noter dans le classement du CPJ que l’Érythrée  reconnue comme “le pays qui abuse le plus de la procédure en matière d’emprisonnement des journalistes”, avec 28 journalistes emprisonnés, et  l’Ethiopie avec 6, font partie des 27 pays qui emprisonnent le plus.

Au Burkina Faso, ces chiffres évoquent la récente peine prononcée contre le directeur de publication du journal l’ouragan, Monsieur Lohé Issa Konaté, condamné à douze mois d’emprisonnement ferme le 29 octobre dernier.

Selon M. Simon Joel, Directeur exécutif du CPJ, «face au nombre record de journalistes emprisonnés dans le monde, il est grand temps que nous haussions le ton». Pour le CPJ, organisation indépendante qui travaille pour la préservation de la liberté de presse dans le monde entier depuis 1981, les journalistes ne devraient pas être emprisonnés pour le simple exercice de leur métier. Il a pu obtenir en 2011 la libération anticipée d’au moins 58 journalistes emprisonnés dans le monde, à travers son plaidoyer.

Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article du même genre