Dans la commune natale de Thomas Sankara, l’UNIR/PS accuse le CDP d’avoir volé sa victoire

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Me Bénéwendé Sankara, président de l’UNIR/PS, face aux journalistes ce samedi 15 décembre. (Ph.B24)

Téma-Bokin, ville d’orgine de Thomas Sankara, est au cœur d’un contentieux électoral qui oppose l’Union pour la Renaissance/Parti Sankariste et le Congrès pour la Démocratie et le Progrès. Le parti de Me Bénéwendé Sankara accuse le CDP d’avoir volé sa victoire dans cette commune rurale qui a été ces derniers jours le théâtre d’affrontements entre les militants des deux partis et qui se trouve en état de siège. Me Bénéwendé et ses camarades ont animé, ce samedi 15 décembre, une conférence de presse pour livrer à l’opinion leur version des faits et tirer la sonnette d’alarme sur les menaces à la paix sociale.

“L’UNIR/PS ne laissera pas voler sa victoire”, a affirmé avec force le vice-président du parti de l’œuf, Nestor Bassière, qui a pu sur place prendre la mesure de la situation à Téma-Bokin. Entre autres constats de cette mission, selon Nestor Bassière, “la détermination d’un peuple à ne pas se laisser voler sa victoire”, mais aussi un état de siège instauré depuis le 13 décembre suite à des affrontements intervenus entre militants de son parti et ceux du CDP.

Alors que les chiffres officiels après dépouillements donnaient la victoire à l’UNIR/PS avec 42 conseillers, les militants du parti ont eu la surprise de constater qu’une fois à Yako et après des recomptages et vérifications, cette victoire est revenue au CDP, avec 41 conseillers contre 40 pour l’UNIR/PS. Pour les responsables du parti de l’œuf, leurs camarades “ont pu constater des disparitions de bulletins de votes, des surcharges et ratures de certains procès verbaux, des erreurs grossières sur les chiffres de dépouillements”. Des preuves de tripatouillages dont le parti dit disposer.

Six blessés dans des affrontements et un état de siège à Téma-Bokin

Aux mains de l’UNIR/PS, avec pour maire Ernest Nongma Ouédraogo, ancien  ministre de l’Administration territoriale et de la sécurité de Thomas Sankara, la commune de Téma-Bokin, pour être la ville d’origine de l’homme de la Révolution burkinabè, présente un grand enjeux pour l’UNIR/PS. Face au chamboulement dans les résultats, les militants du parti dans la commune ont saisi le tribunal administratif de Yako mais ont vu leur recours jugé irrecevable pour avoir été introduit hors délai.

Dans les démarches pour rétablir la vérité des urnes, des affrontements ont eu lieu entre des militants de l’UNIR/PS et ceux du CDP avec un bilan de six blessés dans les deux camps, y compris des non partisans. “Nous étions en état de légitime défense”, a indiqué, sur la défensive, le président du parti, avocat de son état. Selon le vice-président du parti qui s’est rendu à Yako pour accompagner le maire de Téma-Bokin convoqué, le Haut-commissaire de la province a confirmé ce chiffre de six blessés dont trois avaient déjà quitté l’hôpital. Trois autres blessés, selon la même source, poursuivaient des soins à Ouagadougou.

Pour le vice-président qui a effectué une mission à dans la commune litigieuse et désormais en état de siège depuis le 13 décembre, le nombre de militaires et de policiers dénote de l’ampleur de la situation qui y prévaut.

En attendant avec confiance la décision du Conseil d’État devant lequel le parti a introduit un recours enrôlé pour le 19 décembre prochain, les premiers responsables du parti appellent leurs militants à ne pas céder à la provocation, mais à rester vigilants et déterminés. Car, a prévenu le président du parti qui s’est battu la biométrie comme une exigence afin de limiter les fraudes, “nous n’avons pas demandé la biométrie pour être floués”, rappelant également que “l’injustice crée naturellement des révoltes”.

Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

Il y a 3 commentaires

  1. ?a ete toujours comme ?a , le pays va tres mal donc ce n'est pas la peine .vous parler de biometrie c'est l'homme qui a cree le biometrie donc l'homme la modifiera aussi .le cas du faso est particulier.donc .je me demande ou est passer la justice ;le respect du choix du peuple .si les elections sont faites pour etre frod?es pourquoi se fatiguer pour depenser autant d'argent .c'est absurde.respectons le Burkina .respecter le choix du peuple svp

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