Planification familiale: plus de 200 millions de femmes dans les pays en développement privées d’accès

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Femmes faisant la queue pour recevoir des services de planification familiale
gratuits. ©Lindsay Mgbor/UK Department for International Development

Il persiste dans le monde un immense besoin non satisfait en matière de planification familiale. C’est le constat majeur qui ressort du rapport sur l’état de la population mondiale lancé le 14 novembre dernier par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). Dans le but de vulgariser ce rapport qui se penche sur la planification familiale, la représentation nationale de l’UNFPA a organisé ce jeudi 20 décembre une matinée d’échange avec les membres de l’Association des journalistes et communicateurs en Population et Développement.

Depuis 1994 lors de Conférence internationale sur la population et le développement qui a réuni les dirigeants de 179 pays, la Planification familiale a été affirmée comme un droit. Le plan d’action de la Conférence disposait entre autres que “tous les pays devraient prendre des mesures pour satisfaire le plus tôt possible les besoins de leur population dans le domaine de la planification familiale et, d’ici à l’année 2015, s’efforcer dans tous les cas de mettre à la disposition de chacun une gamme complète de méthodes sûres et fiables de planification familiale et de services connexes de santé en matière de reproduction”.

Pourtant, 18 ans après, le constat n’est pas des plus réjouissants: 222 millions de femmes dans le monde n’ont pas accès à des services, des informations et des fournitures de planification familiale fiable et de qualité, estime le rapport sur l’état de la population mondiale 2012.

Cette année, le rapport sur l’état de la population mondiale se penche sur la planification familiale comme droit et au regard des différents engagements internationaux des États. Il réaffirme le droit des individus à la Planification familiale pour qu’avoir des enfants réponde au choix et non au hasard, comme le laisse voir le sous-titre du rapport 2012, “Oui au choix, non au hasard : planification familiale, droits de la personne et développement”.

Dans six chapitre, le rapport aborde 5 principales questions, parmi lesquelles justement l’approche de la planification familiale basée sur les droits ou encore l’impact social et économique de la planification familiale. A titre illustratif de ce que la planification est un bon investissement pour les États, l’usage de la contraception a réduit de 40% le nombre de décès maternelle en deux  dernières décennies, constate le rapport.

Mme Sankara de l’UNFPA et Alassane Karama, coordonnateur de l’AJC-Population et développement.

Au Burkina Faso où le taux de prévalence contraceptive est de 15% selon l’EDS, un plan de relance de la PF ambitionne de le faire passer à 25% d’ici 2015. Un plan qui implique, en plus de placer la PF parmi les priorités du gouvernement, de travailler également au niveau individuel. Car, a prévenu Dr Sankara, chargée de programme santé de la reproduction à l’UNFPA, “les changements de comportement prennent du temps, surtout en matière de sexualité”

Le rapport complet est en ligne sur le site dédié au rapport



Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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