Résolution sur les mutilations génitales féminines: Une grande victoire pour les acteurs de la lutte

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S.E.M Der KOGDA entouré de son homologue Noel Nelson MESSONE et Mme LAMIZANA © BURKINA 24

L’assemblée générale des Nations Unies a adopté le 20 décembre dernier une résolution visant à éliminer les mutilations génitales féminines à travers le monde. Cette résolution qui intervient après plusieurs années de plaidoyer a été votée à l’unanimité par tous les Etats membres et a été soumise a l’assemblée par le Bénin et le Burkina Faso. C’est pour accompagner cette résolution que la représentation permanente de l’Organisation internationale de la francophonie à travers le Centre de presse francophone de New York a organisé une conférence de presse pour échanger avec les journalistes sur les enjeux  de cette nouvelle résolution.

Dans la salle de conférence, des experts de la lutte contre cette pratique, des partenaires nationaux et internationaux y avaient pris place. D’entrée de jeu, son excellence Der Kogda,  ambassadeur du Burkina auprès des Nations Unies, entouré de ses plus proches collaborateurs, a pris la parole pour brosser succinctement le contenu et le bien fondé de cette résolution avant de passer la parole a son homologue du Gabon,  Noel Nelson Messone,  président des ambassadeurs du groupe  francophone,  qui dans la même lancée a salué l’initiative du centre de la presse francophone et les acteurs qui sont aux avant-postes de la lutte,  et étayer l’assistance sur la démarche à laquelle l’organisation de la francophonie est parvenue par une résolution unanime.

les journalistes présents à cette conference de presse © BURKINA 24

Pour les conférenciers il s’agit de donner un caractère légal aux efforts de sensibilisation et de soutien aux pays qui traînent toujours dans la mise en application ou le manque de législation contre cette pratique néfaste.

Apres les différents exposés, place aux questions réponses. Deux personnalités ont été fréquemment interpellées pour répondre aux questions des journalistes, il s’agit de Docteur Kouyaté de la Guinée et de Mme Lamizana représentant  la première dame du Burkina Faso, Mme Chantal Compaore.

Quelle stratégie de communication entreprendre pour atteindre les populations à la base?  Pour le docteur Kouyaté du comité inter africain, la lutte a commencé depuis 28 ans et elle se poursuit avec de nouvelles stratégies,  et cette résolution permettra aux dirigeants et décideurs politiques de dire à leurs populations que la communauté internationale leur demande de prendre des mesures contre cette pratique.

A la question de savoir s’il y a des résultats positifs depuis 28 ans, le docteur Kouyaté a répondu par l’affirmatif, car, pour lui on est passé du sujet tabou aux résultats concrets,  et le premier résultat est l’adoption de cette résolution au sein des Nations unies. Aussi, dans certains pays où la pratique était 100% on est arrivé à une réduction du taux avec comme exemple le Burkina qui est passé de 72% à 28%. L’autre résultat est le changement des mentalités des leaders religieux et coutumiers qui prennent désormais part à la lutte contre cette pratique.

S.EM Fillippe SAVADOGO s’est rejouit de cette conférence de presse

S’agissant de la nouvelle stratégie à adopter pour accompagner les actrices pour qu’elles ne retombent pas dans la pratique, Mme Lamizana a laissé entendre que c’est un travail de fond et d’accompagnement et que la loi n’était pas une baguette magique, mais plutot l’expression d’une volonté politique. A cela il faut ajouter aussi que lorsque les projets sont actifs,  les résultats sont probants,  mais dès lors que les projets prennent fin, elles récidivent par manque de ressources financières. Il faut donc travailler à ce qu’elles soient dépendantes des projets mais aussi d’autres initiatives qui leurs permettraient d’engranger des ressources financières.

Askia Boukari SIGUE/Correspondant de Burkina 24 à NEW YORK

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