Mohamed Wilson, directeur de CBAO Burkina Faso «Nous comptons devenir un acteur de référence»

604 0
Mohamed Wilson, Directeur général de CBAO Burkina
Mohamed Wilson, Directeur général de CBAO Burkina

La filiale de la Compagnie bancaire de l’Afrique occidentale (CBAO), groupe Attijari au Burkina Faso connaît de bons débuts comme en témoigne son directeur général, Mohamed Wilson. Burkina 24 vous propose cet entretien réalisé par le journal Les Afriques.

Les Afriques : Voilà un peu moins de deux ans que CBAO-Burkina Faso a vu le jour. Quelle place occupe l’institution dans le tissu bancaire local ? Quels sont les objectifs à terme ?

Mohamed Wilson : Tout à fait, nous avons démarré nos activités en février 2011 par une nouvelle implantation via CBAO Sénégal dans le cadre de l’agrément unique. La banque prend ses marques au Burkina. Elle a déjà octroyé, tous concours confondus, 28 milliards f CFA à fin octobre. Tout naturellement en tant que banque arrivée récemment sur le marché, nous ne comptons pas rester en marge du financement de l’économie burkinabée. Le meilleur rang que nous cherchons est dans la satisfaction des besoins de la clientèle. Nous y travaillons puisque nous comptons devenir un acteur de référence.

LA : Le financement du commerce et le financement de l’agriculture constituent deux pôles importants pour le Burkina Faso. La CBAO dispose-t-elle des offres appropriées concernant ces deux secteurs ?

M.W. : Je peux vous confirmer que nous sommes une banque universelle et à ce titre nous nous intéressons à tous les secteurs d’activité. La force du groupe nous permet d’être actif dans le domaine du trade finance. L’année dernière, à travers notre filiale européenne, nous avons participé à la campagne coton. Il est vrai que les secteurs primaire et tertiaire sont importants pour l’économie burkinabée mais il ne faut oublier que depuis 3 ans environ le secteur industriel, notamment l’industrie extractive (or et autres métaux) est en train de ravir de la place aux autres secteurs.

LA : Vous avez exercé d’abord au Sénégal avant de venir au Burkina Faso. Quelle comparaison feriezvous entre les systèmes bancaires des deux pays ?

M.W. : Je rappelle juste que le Sénégal et le Burkina Faso appartiennent au même espace économique et monétaire (Uemoa). A ce titre nous sommes régis par les mêmes textes dans le domaine bancaire. Au plan fiscal, par contre, il y a quelques différences. Le marché bancaire sénégalais est très actif et de plus grande taille. L’offre est diversifiée. Au Burkina, nous avons encore des marges de progression significatives mais il faut orienter nos efforts vers le financement des secteurs productifs qui permettront de faire émerger des PME solides et transparentes pour accompagner le développement économique et social.

LA : Le secteur minier est en plein essor au Burkina Faso. Y-a-t-il un impact perceptible de cette embellie dans le secteur bancaire ? 

M.W. : En effet, il y a déjà des mines en production et le volume augmente d’une année à l’autre. Le nombre de permis est impressionnant, ce qui pourrait signifier qu’il y a encore d’importantes ressources à tirer de cette activité. Le financement de ces sociétés vient souvent de l’extérieur, mais il y a un effet induit à considérer. Beaucoup d’activités tournent autour de ces sociétés minières (transport, logistique, restauration, génie civil, hydrocarbures, BTP, etc). Ces différents prestataires bénéficient de concours bancaires pour assurer un service rapide et de qualité.

LA : Les PME-PMI se plaignent souvent de taux d’intérêt élevés dans la zone Uemoa. A votre avis, quels sont les paramètres (réformes) qui permettront de baisser le coût du crédit ?

M.W. : Vous savez que le coût du crédit dépend de plusieurs paramètres : le coût et la disponibilité des ressources, le marché, le type de contrepartie, la couverture du risque et la liquidité de cette couverture, etc. Une information financière fiable et disponible, un respect des engagements pris par les dirigeants des PME-PMI et des fonds spécifiques dédiés à cette catégorie pourraient avoir un impact fort intéressant pour les PME-PMI

PROPOS RECUEILLIS PAR ADAMA WADE

Dieudonné LANKOANDE

M. Lankoandé est passionné de web2.0 et de stratégies marketing (Marketing/web & Community Management) propre au secteur on line, domaine dans lequel il a plusieurs années d’expériences.

Il y a 1 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article du même genre