Sécurisation de la frontière Burkina- Mali : 500 soldats déjà déployés

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les diplomates lors des exposés des ministres
Les diplomates lors des exposés des ministres (Ph : B24)

Le ministre d’Etat et des affaires étrangères du Burkina Faso, Djibrill Bassolé et le ministre de la sécurité Jérôme Bougouma, ont rencontré le corps diplomatique accrédité au Burkina Faso le jeudi 10 janvier 2013. Au menu des échanges : la situation actuelle de la sécurisation de la partie Nord du pays et l’état de la médiation burkinabè dans la crise malienne.

Au regard de la dégradation actuelle de la situation au Nord du Mali, le ministre des affaires étrangères du Burkina Faso, Djibrill Bassolé accompagné de son homologue de la sécurité, Jérôme Bougouma ont rassuré le corps diplomatique d’un « déploiement des forces anti terroristes d’un effectif de plus de 1000 hommes au nord du Burkina pour parer à toute éventualité ».

Pas de “sentiment d’insécurité”

Quand bien même il n’existe pas de « sentiment d’insécurité » selon le ministre de la sécurité, il est tout de même nécessaire que nous « tenions le corps diplomatique informé de la situation de sécurisation de la frontière dans sa partie Nord, centre-Nord et le Sahel». Déjà plus de 500 hommes sont déployés dans ces zones en attendant que les autres achèvent leur formation.

L’appel à la retenue de Blaise Compaoré

Djibrill Bassolé a également fait le point de  l’état de la médiation du Président du Faso dans la crise malienne. En effet, le mercredi 9 janvier il a apporté  un message de Blaise Compaoré « à la retenue et à la poursuite des négociations avec toutes les parties afin de trouver une solution définitive de sortie de crise » au président par intérim Dioncounda Traoré.

La date du 21 janvier 2013 a été arrêtée pour la rencontre tripartite inter-malienne à Ouagadougou. Pendant ce temps, des affrontements sont annoncés entre l’armée malienne et les rebelles, An sardine renonce à sa décision de cesser les hostilités, l’éclipse militaro-politique se poursuit à Bamako, les Nations unies demandent le déploiement d’une force internationale au Nord-Mali.

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Djibrill Bassolé et Jérôme Bougouma (Ph : B24)

Djibrill Bassolé dit être conscient que « la tension qui prévaut à Bamako n’est pas de nature à favoriser le dialogue ». Mais selon lui, il n’y a pas lieu de se décourager à ce stade de la discussion. Il a adopté la théorie du « positive attitude », selon laquelle on reste convaincu qu’un but est facilement accessible si on y aspire avec assez de sincérité, de force et de concentration. Bref, le mieux adviendra si l’on y croit.

Sanogo entendra raison…

Reste à savoir si dans ce cas toutes les parties aspirent au « mieux ». Parlant du capitaine Sanogo, le ministre dit espérer qu’il entendra raison et repartira sur les bases de l’esprit militaire, de rester républicain et loyal à sa nation. Du reste, en attendant le 21 janvier prochain, les ministres disent avoir rassuré le corps diplomatique de la détermination du Burkina à protéger ses frontières et à trouver une issue favorable à la crise malienne.

Cependant, pour le moment personne ne sait à quel moment les frontières seront menacées ni à quel rythme évolueront les affrontements entre l’armée malienne qui semble battre en retraite et les rebelles  d’ici la date butoir de la rencontre de Ouagadougou.

Salifou OUEDRAOGO

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Journaliste-Reporter

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