Ouagadougou International Dance Festival : Jeffrey Page, le chorégraphe de Beyoncé sera à Ouagadougou

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Elle est très connue pour le métier qu’elle a adopté depuis son jeune âge : la danse. Sous la coupe de grands formateurs comme Maurice Béjart, Irène Tassembedo a parcouru le monde pour se produire. Il y a quelques années de cela, elle a décidé de s’installer dans son pays, le Burkina Faso et procéder à la formation de la jeune génération. Elle crée alors l’Ecole de Danse Internationale Irène Tassembedo (EDIT). Aujourd’hui, elle a décidé de se lancer dans une nouvelle aventure humaine qu’est le Ouagadougou International Dance Festival (OIDF), du 19 au 26 janvier 2013.

Irène Tassembedo (photo Burkina 24)
Irène Tassembedo (photo Burkina 24)

Evènement qui se veut d’envergure internationale, le OIDF est une rencontre qui vise à contribuer au développement et à la diffusion internationale de l’art de la danse dans toutes ses diversités, au Burkina Faso, en Afrique et dans le monde. S’étant longtemps penchés sur le développement de la danse contemporaine, les danseurs burkinabè ont un peu délaissé les danses africaines.

Un mérite pour l’Afrique

Pour redonner plus de couleurs à ses danses, le OIDF ne se veut pas uniquement un festival de danse de plus dans l’univers culturel burkinabè. Il se veut surtout un festival qui s’ouvre à diverses tendances de la danse, surtout traditionnelles, d’Afrique, de la diaspora africaine et du monde entier. C’est un événement qui se veut annuel sur la danse et que mérite l’Afrique.

Tout au long de la semaine du 19 au 26 janvier 2013, les danseurs burkinabè venus de diverses régions du pays pourront rencontrer  leurs confrères du Gabon, de la Tunisie, des Etats-Unis d’Amérique, de l’Italie, de la France, du Canada, de la Martinique, du Togo, de la Guinée-Conakry, de l’Allemagne et du Ghana. Tous les soirs, dans l’arène de lutte de l’INJSP (accolé au stade du 4-Août), le public pourra voir, non seulement de la danse, mais aussi écouter de la musique.

Au programme

Des danseurs d’ici et d’ailleurs proposeront des soirées très enlevées. Après les spectacles, les musiciens inviteront les spectateurs et les artistes dans le maquis « Les Bacchantes », espace aménagé non loin de l’air des spectacles. Ce lieu est un espace ouvert aux musiciens qui occuperont une place importante lors de cette édition. Ils procéderont à des animations sur lesquelles les chorégraphes et danseurs improviseront des pas de danse au cours d’une soirée consacrée à cela. Le 20 janvier 2013, Mory Djély Kouyaté, donnera un concert au Mess des officiers de Ouagadougou pour récupérer des fonds destinés à soutenir l’évènement.

Jerry Page en vedette

A l’EDIT, les artistes pourront participer à plusieurs master class en musique (instruments traditionnels et modernes) ; puis en danse, volet qui sera animé par Jeffrey Page, le chorégraphe de Beyoncé. La  participation de cette grande figure de la danse a été rendue possible grâce à l’apport de l’ambassade des Etats-Unis à Ouagadougou. En plus de la participation de cette représentation diplomatique, le parrainage de cette édition de OIDF est assuré par l’ambassadeur des Pays-Bas en fin de mission au Burkina Faso.

Pas de concurrence

Le OIDF n’est pas né pour faire concurrence à « Dialogue de corps », événement très reconnu et fondé par Salia Sanou et Seydou Boro. Selon Irène Tassembedo, les relations avec ces deux grandes figures de la danse burkinabè sont au beau fixe. Le Centre de Développement Chorégraphique (CDC) apporte une aide logistique à l’organisation de cette première édition de OIDF.

Le budget d’organisation pour cette édition n’est pas bouclé. L’équipe de volontaires qui s’est réunie autour de ce projet doit faire avec les moyens de bord et en appelle à toutes les bonnes volontés.

Rialé



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Rialé est artiste-comédien et résidant a Ouagadougou.

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