Mercure de la semaine : La légende du FESPACO

660 5
(Ph : cultureetpartage.com)
(Ph : cultureetpartage.com)

Voici une légende qui dure depuis 20 ans. Il était une fois, un endroit nommé FESPACO. Il était à côté d’un cours d’eau nommé « Kadiogo ». Les génies de ce cours d’eau n’aimaient pas l’endroit où le FESPACO a élu domicile, parce que justement, le FESPACO les « privait » de leur propriété. Mais ils n’ont rien dit quand le premier bâtiment  a été construit.

La fureur des génies

C’est quand on entama la construction du second bâtiment que les esprits du Kadiogo manifestèrent leur désapprobation.

Les entrepreneurs et les ouvriers mourraient à chaque étape franchie de la construction. A tel point que l’entreprise connut des haltes fréquentes. Mais contre toute attente, personne ne songea à faire quelque chose pour calmer le courroux des génies.

Pourtant, c’était courant dans le village de demander la clémence des esprits avant d’entamer toute action. Quand on délogeait un génie de sa « parcelle », on prenait le soin de lui demander pardon et de lui offrir de la cola et une chèvre, et le cas échéant, un autre domicile, en « dédommagement ». Les hommes se croyaient plus forts que le génie des … « génies ».

Les génies utilisèrent la main des hommes

Devant donc ce  qu’ils considèrent comme une défiance, les génies décidèrent d’en faire voir de toutes les couleurs aux téméraires. C’est ainsi que des vendeurs ambulants d’eau et de petits amuse-gueules déambulèrent sur le chantier. Qu’y a-t-il de plus inoffensif qu’une galette de mil ou un gâteau ou un « gonré » bien chaud ?

Outre cela, les génies s’amusèrent à faire tomber des murs et aussi, à mettre le feu quand personne ou presque ne se trouvait sur le chantier. Quoi de plus invisible qu’un esprit qui allume un feu loin de tout regard humain ? Il faut dire que les génies ne voulaient pas beaucoup se fatiguer. Au lieu de faire disparaître sans laisser de traces ce chantier pour que les humains sachent avec quel bois ils se chauffaient, ils mettaient juste du feu !

Des génies bien paresseux !

Pour compléter la paresse de ces esprits, ils comptaient sur les périls que comportait un tel chantier pour raccourcir la vie de quelques manœuvres. Ajoutés à une dose de croyance maladive des gens du village en l’irrationnel, tout était joué pour que ce chantier n’aille nulle part.

La légende ne dit pas encore comment tout cela s’est terminé. Ce qui est certain cependant, c’est que les génies du coin avaient des mœurs drôlement ressemblantes à celles de ceux qu’ils côtoyaient ! Une convergence d’intérêt, sans doute ! Une légende bien montée, en tout cas, n’est-ce pas ?



Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

Article similaire

Il y a 5 commentaires

  1. On peut ?tre chr?tien ou musulman et intellectuel et savoir se rendre ? l’?vidence : il y a sur notre terre des forces naturelles ou surnaturelles qui se manifestent par des ?v?nements qui sortent de l’ordinaire. Y croire ne signifie pas qu’on s’y identife ou qu’on a des pratiques cultuelles y relatives… La l?gende de cet endroit ne date pas d’aujourd’hui. Je pense qu’il faut tout simplement donner la parole aux chefs traditionnels ou chefs de terres des lieux pour mieux comprendre. Je sais que depuis le PMK puis de l’ECR, des rumeurs sur l’existence de g?nies ? cet endroit existait d?j?. On racontait m?me qu’? certaines heures, des ?l?ves auraient rencontr? des lutins (w?k?loni) dans les toilettes et ? certains endroits de l’?tablissement. Les anciens AET pourraient ?galement apport? leurs t?moignages…

  2. les g?nies et le FESPACO, jusqu’? quand ces affrontements? Il suffit juste de les ?couter et ils nous laissent tranquilles. Mais comme on est moderne et on ne veut croire en rien, on risque de r?volter les petits g?nies m?chants. Eux ils mettront le feu pendant notre sommeil! bien vu man!

  3. Vraiment une l?gende! Moi j’ai entendu dire que c’est le 1er entrepreneur ? qui l’on avait attribu? le march? de construction du site, puis retir? apr?s qui aurait wack? les lieux!

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *