Secteur forestier: des partenaires financiers renouvellent leur engagement aux côtés du Burkina Faso

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arton9867La Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, l’Union Européenne et la Coopération Luxembourgeoise ont choisi d’opérationnaliser l’esprit de la déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement. En pole position, le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable à travers un mécanisme de cofinancement de projets dans le secteur forestier.

La déclaration de Paris adoptée en mars 2005 par les pays donneurs et partenaires repose sur l’appropriation, l’harmonisation, l’alignement, les résultats et la responsabilité mutuelle pour  accroître et renforcer ensemble l’efficacité de l’aide au développement.

Le Burkina Faso à travers le département en charge de l’environnement est bénéficiaire du Programme d’Investissement Forestier (PIF) conçu en lien avec les fonds stratégiques  du climat par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).

Le PIF se décline en deux projets à savoir le Projet de Gestion Durable Décentralisée des Forets( PGDDF) que finance la Banque Mondiale et le Projet de Gestion Participative des Forets Domaniales porté par la BAD, la Banque Africaine de Développement. A coté de ce programme PIF se monte le PASF, un Projet d’Appui au Secteur Forestier financé par la Coopération Luxembourgeoise. Soutenant cette dynamique, l’Union Européenne s’est engagée à cofinancer ce dernier projet.

Reçus en audience ce vendredi 18 janvier 2013 par le Ministre Salif OUEDRAOGO, les quatre partenaires au développement ont réitéré leur engagement à accompagner le ministère pour la bonne conduite du PIF et du PASF. La partie burkinabè et les partenaires multilatéraux se sont accordés pour entretenir la concertation régulière pour permettre une opérationnalisation adéquate des projets du PIF et du PASF. Une feuille de route devra être élaborée par le point focal PIF pour indiquer clairement la cadence des activités qui doivent se mener avant le mois d’avril 2013 qui sera consacré à une mission conjointe de pré évaluation du PIF.

Cette coopération entre les partenaires (Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement, Union Européenne et le Luxembourg) est l’une des rares expressions concrètes de l’application de la Déclaration de Paris sur l’aide au développement dans notre pays. Une démarche commune qui traduit le concept de l’ALIGNEMENT prôné par ladite déclaration et qui signifie que les donneurs font reposer l’ensemble de leur soutien sur les stratégies nationales de développement, les institutions et les procédures des pays partenaires. Les actions de ces donneurs sont ainsi mieux harmonisées et plus transparentes tout en permettant une plus grande efficacité collective. C’est un engagement qui vise à rechercher une gestion axée sur les résultats.

                                                                                                              Justin YARGA, pour Burkina 24

Source:  DCPM /MEDD



Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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Il y a 3 commentaires

  1. La for?t reste l’une des rares richesse de notre pays, et l’une des rares aussi qui peut profiter directement aux populations. L’accompagnement des partenaires est donc ? saluer ? sa juste valeur.

  2. “Les actions de ces donneurs sont ainsi mieux harmonis?es et plus transparentes tout en permettant une plus grande efficacit? collective”. Tant mieux si tel est le cas. Effectivement, le d?veloppement durable ne fera sans cette prise en compte r?elle de l’environnement avec une int?gration de cette notion d’?conomie verte. Bon vent ? toute l’?quipe du d?partement de Salif Ou?draogo et au PIF.

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