CAN 2013 : Ouagadougou en effervescence avant le match des Étalons

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Ouagadougou, une ville toute en couleur ce mercredi matin © Burkina 24

Ouagadougou, une ville toute en couleur. Rouge, vert et jaune. Une ville toute bruyante, plus que d’habitude, au son des sifflets, des vuvuzela et des klaxons. C’est l’ambiance qui règne dans la ville en ce jour de match des Étalons pour le compte des demi-finales, un match qui nourrit les espoirs des Burkinabè.

La capitale du Burkina Faso s’est parée des couleurs nationales, et baigne dans une animation assourdissante, dans l’attente du match des Étalons de ce mercredi soir. Sur les véhicules, les toits des maisons et commerces se hisse en tous formats (petits, moyens et grands) le drapeau du pays. La tenue la plus commune et assez répandue en ce jour se décline également aux couleurs nationales, symboles de la fierté d’être Burkinabè, ravivée par le parcours sans faute de l’équipe nationale.

Loin de Neslpruit et du terrain de vérité, les Burkinabè sont plus que jamais unis, passionnés apathiques du football, à soutenir l’équipe nationale. Depuis cette victoire sur l’Éthiopie qui les a fait franchir le premier tour, et surtout leur qualification pour les demi-finales face au Togo, les Étalons du Burkina sont au cœur des causeries des Ouagalais. Mais en cette veille du match contre le Ghana, c’est dans la rue que exprime plus visiblement la mobilisation, avec l’espoir de voir Paul Put et ses poulains réaliser l’exploit et inscrire le Burkina dans l’histoire du football africain.

Entre satisfaction, espoir et business dans les rues de la capitale

Entre satisfaction, espoir et business © Burkina 24

Le Burkina Faso champion d’Afrique, beaucoup y croit désormais, s’ils ne le cachent pas. Mais il semble qu’à ce stade de la compétition où sont parvenus les Étalons, il existe déjà un motif de joie, à écouter certains Ouagalais : « Pour moi, même s’ils [les Étalons] ne gagnent pas ce soir, les Burkinabè doivent être fier et faire la fête », estime un taximan qui a fixé un grand drapeau à son véhicule. Pour d’autres, c’est l’espoir qui se cache dans cette effervescence : « Je sais que les Étalons peuvent ramener la coupe au Burkina Faso » affirme Seydou, vendeur de téléphones portables, d’un ton ferme et plein d’assurance. Pour ces jeunes que l’on peut rencontrer au cœur de la ville et à des endroits stratégiques comme l’entrée du grand marché ou devant la Maison du Peuple, c’est le moment idéal pour un chiffre d’affaire exceptionnel de circonstance, à l’image de ces drapeaux, T-shirt, ballons et casquettes que les passants doivent débourser entre 2000 et 3000 francs Cfa pour se procurer, patriotisme motive.

Comme Seydou, de nombreux jeunes ont mis le plein de leurs motos pour tourner dans la ville, vuvuzela et sifflets à la bouche, dans une ambiance qui promet de durer jusqu’à la nuit. Les plus vieux, soucieux pour les jeunes mettent déjà en garde : « Tout ce qu’on demande aux jeunes c’est de faire attention et de modérer leur joie. On ne veut pas pleurer des morts après une victoire », insiste M. Bonkoungou, un retraité qui compte interdire à ses petits fils de mettre pieds dehors ce soir.

Comme après les autres victoires des Étalons, la circulation, déjà très animée à Ouagadougou, promet d’être dangereuse et il est serait salutaire que les forces de sécurité renforcent leurs dispositifs pour limiter les dégâts, mais surtout que les Ouagalais fassent preuve de modération, en cas de victoire des Étalons ce soir.



Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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