Saturnin Milla, Artiste-comédien burkinabè : « Il faut professionnaliser le FESPACO »

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Saturnin Milla, artiste comédien burkinabè (Ph: B24)
Saturnin Milla, artiste comédien burkinabè (Ph: B24)

Artiste-comédien connu du petit et du grand écran burkinabè,  Saturnin Milla participe à ce 23e FESPACO avec deux films en compétition. Il s’agit de « Congé de mariage » de Boubacar Diallo en vidéo numérique et une série télé « les Concessions » tournée avec des Maliens. Rencontré au Marché international du cinéma africain (MICA), il donne son avis sur l’organisation du FESPACO. Il estime que l’on doit laisser la chose aux professionnels.

Burkina 24 : Que pense Saturnain Milla de l’organisation de ce 23e FESPACO ?

S.M : Pour ne pas avoir la langue, je pense que le FESPACO a besoin d’améliorations. Il ne faut pas que chaque deux ans, les mêmes erreurs se répètent. J’ai vu des festivaliers qui ont demandé des badges par Internet. Mais jusqu’à l’heure où je vous parle, certains n’ont pas encore leur badge, peut-être qu’ils n’en auront même pas. Est-ce à cause du volume de travail au FESPACO ou est-ce une question d’organisation ? Peut-être que c’est structurel aussi ? Parce que, le FESPACO a combien d’ans ?

B24 : Que faut-il faire alors ?

S.M :  Si on veut être honnête avec nous-mêmes, il faut professionnaliser le Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou.

B24 : Est-ce à dire que l’Etat doit se désengager du FESPACO ?

S.M : L’Etat peut ne pas se désengager totalement. Mais je pense qu’il peut prendre juste une petite participation et laisser les professionnels de la chose organiser. C’est très important.

B24: Et la question du financement des producteurs ?

S.M : On peut créer un fonds commun pour le cinéma, comme à l’époque de la SONACIB. Avec ce fonds, de nombreux réalisateurs ont pu réaliser des films. Avec la perte de ce fonds, c’était la fermeture des salles de ciné. Mais heureusement qu’au Burkina, et plus précisément à Ouagadougou, il faut tirer un chapeau aux gestionnaires des salles de cinéma. Hormis quelques salles qui sont devenues des supermarchés, nombreux existent toujours.

Propos recueillis par Abdou ZOURE

Pour Burkina24.com



Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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