« Hamou-Béya (Pêcheurs de sable)»: Andrey Diarra parle des désagréments que subit l’environnement

531 0
Andrey-Diarra. Ph.B24
Andrey-Diarra. Ph.B24

Au Mali et dans la sous-région ouest africaine, il existe un groupe social dont l’activité principale est beaucoup liée à l’eau : ce sont les Bozo. Pêcheurs de génération en génération, les Bozo perpétuent ainsi les dons et le secret de l’eau à leurs descendants. Sous l’effet des changements climatiques, dispenser ces enseignements reste toujours de rigueur, mais, à Bamako et dans ses alentours, les Bozo ne cherchent plus à pêcher le poisson qui se fait rare, plutôt, le sable. C’est dans sa quête de découverte du fleuve Djoliba que Andrey Diarra est allé à la rencontre de ce peuple à la croisée des chemins de l’environnement. 

Le Bozo n’est rien sans l’eau, élément dans lequel il va rechercher les ressources nécessaires à sa survie sociale et économique. Face aux tumultueux remous de l’environnement, il est obligé de devenir pêcheur de sable et non plus de poisson. Dans ce documentaire de 72 mn, Andrey Diarra nous entraîne sur les voies qui mènent inexorablement le fleuve Djoliba vers sa perte par les pollutions multiples qui le gangrène. Le sable y est extrait pour répondre aux besoins immobiliers de plus en plus croissants de la ville de Bamako. Activité socioéconomique autour de laquelle gravite de nombreuses familles, l’extraction du sable amène aussi une grande partie de la

En compétition dans la catégorie Films Documentaires, Andrey Diarra est d’abord passé par des études en markéting avant de créer sa structure DS Production. Collaborant avec d’autres structures où il assure la co-production de nombreux films, il s’est vraiment mis au cinéma après avoir suivi des ateliers, d’autres à Bobo-Dioulasso. Il accorde un grand attachement à cette première œuvre née de lui. Espérons que les mannes du fleuve Djoliba seront avec lui au soir du 02 mars lorsqu’on annoncera le palmarès



Burkina 24 Group

Les articles signés sont la propriété de Burkina24. LeFaso envoie ses articles au redacteur en chef du média.

Article similaire

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *