CHRONIQUE DU WEEKEND – Homosexualité: L’Afrique face à un phénomène mondial

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Plus d’un demi-siècle après son indépendance, le berceau de l’humanité est toujours confronté à des conflits de valeurs. En effet, certaines pratiques autrefois inconcevables ou bannies sont maintenant récurrentes en Afrique. La réaction des pays africains divergent, mais le souci reste le même : Comment concilier tendances mondiales et normes sociales ?

L’on se rappelle le discours de l’ex-Secrétaire d’État américaine, Hilary Clinton,  le 6 décembre 2011 à l’ONU : Elle avait plaidé en faveur des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT). Le Président Obama  a soutenu cette position de Mme Clinton, en précisant que la défense des droits des homosexuels serait désormais une priorité dans la politique étrangère de la première puissance mondiale.
La reconnaissance et la protection des droits des LGBT conditionneraient donc l’aide américaine. L’Ouganda (pays d’Afrique le plus hostile à l’homosexualité) avait montré une vive opposition l’année suivant cette déclaration, en tentant de voter une loi instituant la peine de mort contre les gays. L’homosexualité est illégale dans plusieurs pays d’Afrique (dont le Bénin, le Cameroun, le  Gabon, le  Ghana, le Nigéria, le Sénégal et le Togo). Mais dans d’autres comme le Burkina Faso, le Niger, le Tchad et la Centrafrique, elle n’est pas reconnue. Le seul pays qui sort du lot, c’est l’Afrique du Sud : Le mariage homosexuel y est légal depuis le 30 novembre 2006.
Au Burkina Faso, les pratiques sexuelles « contre-nature » sont interdites par la société, même si des chercheurs ont estimé qu’une forme d’homosexualité se pratiquait chez les Lyéla du Sanguié, dans le Centre-Ouest. Rien que le 7 janvier dernier, un homosexuel de Bobo a été reconnu coupable de prostitution par racolage et condamné à une amende de 50.000 francs.
Les pays africains sont entre le marteau des grandes puissances et l’enclume des valeurs séculaires locales. L’Occident, en exhortant ses ex-colonies à le suivre, espère garder le lien ombilical avec ces derniers. La concurrence mondiale est devenue rude, avec la percée de la Chine Populaire, l’avancée des pays émergents et les démonstrations de force du terrorisme. Les conflits internationaux ont désormais comme sources les idéologies.
« L’homme est descendu là où aucun animal n’est tombé », aimait dire le Professeur Laurent Bado, connu pour son opposition aux déviations sexuelles.
Zoophilie, homosexualité, transsexualité et autres: Des pratiques promues par certains pays libéraux, et qui entraînent l’humanité dans une aventure à l’issue peut-être  calamiteuse. A l’Afrique de savoir tirer son épingle du jeu, et d’opposer ses valeurs antiques aux tendances dites « évolutives » du monde.  « Hier ils avaient la Bible et nous, les terres. Aujourd’hui, ils ont les terres et nous, la Bible », dit un adage amérindien, valable pour l’Afrique.
Michel KONKOBO
Pour Burkina24.com


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