Jean-Yves Le Drian de retour du Mali: “Merci au Burkina pour son appui à l’intervention”

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Jean Yves Le Drian face à la presse à sa sortie d'audience. Ph.B24
Jean Yves Le Drian face à la presse à sa sortie d’audience. Ph.B24

« Je me suis rendu au Mali hier et avant-hier pour encourager, féliciter et soutenir les forces françaises. Et je tenais, avant de rentrer en France, à saluer le président Compaoré pour deux raisons ». Ces propos  du ministre de la Défense française, Jean-Yves Le Drian, ont constitué l’entame de son adresse à la presse nationale et internationale à sa sortie d’audience avec le président Blaise Compaoré, président du Faso et médiateur de la CEDEAO dans la crise malienne le 9 mars 2013 à Kossyam.

Samedi 9 mars 2013 à 11h TU à la résidence présidentielle. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, accompagné d’une délégation française, est reçu par le président du Faso, Blaise Compaoré, lui même chargé du département de la Défense nationale et assisté du ministre des Affaires étrangères et la Coopération régionale, Yipènè Djibrill Bassolet.  A sa sortie d’audience, l’homme politique français confie les raisons de sa visite qui se résument essentiellement en des “mercis” à l’endroit du médiateur de la CEDEAO dans la crise malienne.

Pourquoi des remerciements ?

Les « mercis » de Jean-Yves Le Drian pour deux raisons :

Primo, pour les facilités logistiques que le Burkina Faso a mises à la disposition de la France afin de lui permettre d’intervenir dès le départ jusqu’à maintenant ; appui qu’il qualifie de « tout à fait significatif ».

Secundo, « merci » pour « la participation du Burkina Faso à la force africaine au Mali ». Toute chose qui, à en croire à l’homme politique français, est très déterminante pour un retour de la paix au Mali et à sa stabilisation.

Elections, réconciliation et dialogue au Mali

Concernant la situation politique au Mali,  Jean-Yves Le Drian a confirmé que les élections au Mali devront se tenir en juillet prochain comme l’ont annoncé les autorités maliennes. Parallèlement, a-t-il poursuivi, « la réconciliation par le dialogue » qui est de l’initiative du gouvernement malien, est aussi un impératif. Et sa mise en œuvre reposera sous la responsabilité des Africains.

A la question sur les rapports qu’entretient la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) sous conduite africaine avec le Mouvement national de libération de L’Azawad (MNLA), l’hôte du président Compaoré a laissé entendre que la mission africaine a pour vocation de « sécuriser le territoire du Mali » et de « prendre le relais des forces françaises lorsque leur mission sera achevée, c’est-à-dire le retour de l’intégrité du Mali ».

Wendyida Germaine KERE pour Burkina24

 

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