Rébellion Centrafricaine : un ultimatum au gouvernement

Les hommes de la Séléka
Les hommes de la Séléka

La Séléka menace toujours le président  François Bozizé. Des éléments de la rébellion basés à Sibut (187 km de Bangui) retiennent depuis le dimanche 17 mars 2013 cinq ministres issus de son rang et ont donné un ultimatum de trois jours au gouvernement pour satisfaire leurs exigences.

C’est à l’issue de négociations sur le désarmement et la démobilisation des rebelles d’une délégation composée du représentant de Denis Sassou N’Guesso de cinq ministres qui sont des leurs, de membres de l’Union européenne, avec quelques 2000 hommes que la coalition de la Séléka a retenu ses 5 ministres.

La décision prise, le gouvernement à 72 heures pour accéder à la demande de la Séléka, c’est-à-dire l’application des accords de Libreville, sous peine de la reprise des hostilités. Les rebelles estiment que le président Bozizé ne veut pas aller à la paix.

Au-delà du respect des accords de Libreville, les hommes de la rébellion demandent entre autres le retrait des troupes sud-africaines du Centrafrique, la protection des habitants des zones occupées par Séléka massacrés par les forces gouvernementales, la reconsidération des postes ministériels pour la Séléka.

Ils exigent également le démantèlement des barrières de COCORA et  la suppression de toutes les milices pro-gouvernementales, la libération de tous les prisonniers politiques, l’intégration immédiate de plus de 2 000 rebelles dans les rangs des forces armées centrafricaines, le paiement des primes aux ex-libérateurs qui ont conduit Bozizé au pouvoir en 2003.

Bozizé a donc jusqu’à mercredi pour reconsidérer les exigences des rebelles, au risque de voir son fauteuil menacé de nouveau. Le pouvoir centrafricain n’ignore pas la force de frappes de la Séléka qui en décembre aurait pu en découdre avec lui, n’eût été l’intervention de ses voisins de la CEMAC.

Boureima LANKOANDE

pour Burkina 24

source: JA

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