Lutte anti-criminalité : Les présumés auteurs de l’assassinat de Salif Compaoré aux arrêts

Le commissaire de Police Oumar Soulama, commandant de l'UIP-PN, a animé le point de presse du 5 avril 2013
Le commissaire de Police Oumar Soulama, commandant de l’UIP-PN, a animé le point de presse du 5 avril 2013

Du nouveau dans l’affaire de l’assassinat du commerçant Salif Compaoré perpétré à Kombissiri dans la nuit du 16 mars dernier : les présumés auteurs de cette agression mortelle sont aux arrêts depuis le 31 mars 2013. L’Unité d’intervention polyvalente de la Police nationale (UIP-PN) a animé un point de presse le 5 avril 2013 à ce propos.

Pour 4 800 000 F CFA, Bassirou Compaoré, âgé de 23 ans, n’a pas hésité, le 16 mars dernier aux environs de 21h, à ôter la vie de son oncle commerçant, Salif Compaoré, avec la complicité de son ami Fabrice Ilboudo, âgé de 17 ans. Ironie du sort : c’est le jour de Pâques, 31 mars 2013, que les bourreaux de Salif Compaoré, assassiné pendant le temps de Carême, ont été arrêtés.

Mode opératoire

16 mars 2013 à Kombissiri, une localité située à environ 40 km au sud de Ouagadougou. « Bassirou Compaoré, âgé de 23 ans et neveu de Salif Compaoré, assisté de son ami Fabrice Ilboudo, âgé de 17 ans, tous domiciliés à Kombissiri et sans profession fixe », selon le commandant de l’Unité d’intervention polyvalente (UIP), le commissaire de Police Oumar Soulama, ont dans un premier temps sollicité le vélomoteur d’un de leurs amis, du nom de Guibi. Ils se sont ensuite portés sur le passage de la victime qui arriva sur les lieux autour de 21 h, regagnant son domicile sur un vélomoteur de marque Spark.

Pour 4 800 000 F CFA, Bassirou Compaoré, neveu de la victime et âgé de 23 ans (à gauche) et son ami Fabrice Ilboudo, âgé de 17 ans, présumés auteurs de l'assassinat de Salif Compaoré, l'ont assommé avec la planche posée sur la moto Exciter payée suite à ce crime
Pour 4 800 000 F CFA, Bassirou Compaoré, neveu de la victime et âgé de 23 ans (à gauche) et son ami Fabrice Ilboudo, âgé de 17 ans, présumés auteurs de l’assassinat de Salif Compaoré, l’ont assommé avec la planche posée sur la moto Exciter payée suite à ce crime

Là, ils l’ont assommé à la nuque à l’aide d’une planche, provoquant ainsi sa chute. C’est alors que les deux présumés auteurs de cette agression mortelle sur la personne de Salif Compaoré se sont emparés de son sac qui contenait une somme d’environ 4 800 000 F CFA avant de finalement prendre la fuite. « Une partie de cette somme a été utilisée pour l’achat d’une moto de marque Exciter au prix de 1 275 000 F CFA sans doute en vue des préparatifs de leurs futurs braquages », a précisé l’UIP-PN.

La peine encourue

Selon le code pénal de 1996 en vigueur au Burkina Faso, l’assassinat qui se définit comme le meurtre commis avec préméditation est sanctionné de la peine de mort. Mais cette peine faisant débat au pays des Hommes intègres, ce sera au législateur de décider du sort de ces présumés auteurs de ce crime, a confié le commissaire de Police Oumar Soulama. Ils seront donc incessamment présentés au procureur du Faso pour y répondre de leurs actes devant la loi.

La population de Kombissiri reconnaissante à la Police 

L’occasion faisant le larron, le commandant de l’UIP-PN a profité lancer un appel à tous, particulièrement aux acteurs du secteur informel : « Vigilance et discrétion sur vos biens de valeurs et surtout, évitez de transporter de fortes sommes d’argent sur vous ». Une franche collaboration des populations avec la Police nationale est un gage de sécurité dans les villes et campagnes du Burkina Faso. Cette affaire en est une preuve et, à en croire le commissaire Oumar Soulama, « la population de Kombissiri a effectué une marche de reconnaissance et de soutien à la Police nationale le 2 avril dernier ». Car, poursuit-il, elle était excédée par les multiples agissements de ces deux présumés malfrats soupçonnés de plusieurs vols par effraction à domicile et des agressions sur les axes routiers. De ce fait, celle-ci invite et encourage tout un chacun à dénoncer toute situation suspecte à travers les numéros verts 10 10 et 17.

L’UIP-PN en un mot

C’est dans le cadre du renforcement de son dispositif sécuritaire que la Police nationale a créé en son sein une nouvelle unité d’élite d’intervention et de répression dénommée Unité d’intervention polyvalente de la Police nationale (UIP-PN) en janvier 2013. Les missions assignées à cette unité sont entre autres la lutte contre le terrorisme et les prises d’otage, l’appui aux polices urbaines et spéciales en situation de troubles graves à l’ordre public, la lutte contre le grand banditisme et toute autre mission allant dans ce sens.

Wendyida Germaine KERE 

Pour Burkina 24



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