Quand le FESPACO se vit autrement et au delà des frontières.

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L’Association des Etudiants et Stagiaires Burkinabè en Tunisie (AESBT) a vécu à sa façon le Festival panafricain de cinéma de Ouagadougou, en organisant pour la quatrième édition un sorte de MINI-FESPACO à Tunis en fin mars. Sous le signe de la paix,  ce FESPACO en petit format était une aubaine pour promouvoir, dans une ambiance festive et conviviale, le 7e art africain.

Ce 28 mars 2013, il est 14h dans la maison de la culture Ahmed Kheireddine. Un moment pas comme les autres se prépare. Tout semble dessiner les couleurs du « pays des hommes intègres » ; c’est la cérémonie d’ouverture de la quatrième édition du MINI-FESPACO à Tunis organisée par l’Association des Etudiants et Stagiaires Burkinabè en Tunisie (AESBT), sous le parrainage de Monsieur Bamory Traoré, président de l’Association des Burkinabè de la Banque Africaine de développement (BAD). Sous le thème « Cinéma africain, un outil de promotion de la paix », l’association a voulu rappeler à tous les responsables du continent de la nécessité absolue de la paix, gage de tout développement en l’occurrence ceux des pays minés par les conflits de tout genre et du cinéma, comme l’un des vecteurs de cette paix.

Projection de films, rue marchande… comme au FESPACO

Comme son nom l’indique, cette manifestation à la fois conviviale et festive visait à permettre à la société tunisienne et à l’ensemble des étudiants et stagiaires résidants en Tunisie de vivre en version réduite le Festival Panafricain du Cinéma et la télévision de Ouagadougou (FESPACO) à Tunis. A promouvoir et à porter haut le flambeau du cinéma africain, et aussi comme moyen d’expression de l’identité culturelle panafricaine.

La présente édition s’est déroulée du 28 au 30 mars 2013 avec la projection de 07 films africains. Projection de films, débats et rue marchande constituaient la substance dudit évènement.

Au programme du débat deux documentaires ont été retenus, il s’agit de «  S’engager pour exister », un film de Kady Traoré (Burkina Faso) et  « Les Etats-Unis d’Afrique, au-delà du hip hop », de Yannick Lètourneau (Canada/2011).

 

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Par ailleurs, l’artiste musicien Smockey présent à Tunis, était l’invité d’honneur du premier débat, un moment enrichissant pour les participants qui n’ont pas manqué d’apprécier la rigueur avec laquelle le documentaire a été débattu. La rue marchande a permis aux cinéphiles de déguster des mets comme « brochettes, déguè, bissap, zomkoom,».

Si cette quatrième édition a été un moment de retrouvailles, d’échanges, de grands moments de convivialité, elle a également été marquée du sceau de la solidarité avec la communauté Malienne avec la projection de deux films maliens.

Pour sa part, le président de l’Association des Etudiants et Stagiaires Burkinabè en Tunisie, Jérémie Thiombiano exprime sa satisfaction sur l’organisation de ce festival en Tunisie qui vient concrétiser l’un des objectifs de l’association tout en remerciant le monde du cinéma africain, l’Association des Burkinabè de la BAD, et surtout le parrain pour son engagement et sa disponibilité, l’Association culturelle Afrique Méditerranée  ainsi que tous ceux qui, de près ou de loin ont contribué à l’organisation de ce festival.

Malgré les difficultés rencontrées pendant l’organisation, la quatrième édition a tenu toutes ses promesses par la qualité des films projetés et l’ambiance au niveau de la rue marchande. L’équipe d’organisation s’est dite fière de poursuivre l’action que leurs aînés ont entreprise depuis la première édition en donnant rendez-vous pour la prochaine édition.

Thiombiano Jérémie & Lankoandé Wendyam Hervé ( Tunis)

Pour Burkina 24



Hubert DeLorenzo COMPAORE

Correspondant de Burkina 24 en France

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