Avoir un mari à Bobo : Problème réel ou imaginaire ?

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Photo d'illustration: 2 bagues d'alliance
Photo d’illustration: 2 bagues d’alliance

La vie en couple, ou le mariage tout court : Un rêve pour bon nombre de jeunes filles bobolaises, et un douloureux réveil pour celles qui ont franchi la barre symbolique de la quarantaine. Le problème est permanemment évoqué dans les débats privés, mais rarement sur la place publique.

Dans la cité de Sya, des mille et une relations qui se nouent chaque jour que Dieu fait, peu seraient celles qui connaissent une fin heureuse devant le maire. Beaucoup de jeunes bobolaises que nous avons interrogées en micro-trottoir accordent une place primordiale au mariage. «Quand vous n’êtes pas mariés, vous n’êtes pas socialement accomplis », disent-elles en substance.

Mais, est-il vrai qu’avoir un époux à Bobo-Dioulasso relève du parcours du combattant ?

Un contexte social défavorable

Pour répondre à cette question, il nous semble judicieux d’analyser le contexte social. En effet, la vie sociale à Bobo est marquée depuis quelques années par une santé fragile de l’industrie (due entre autres aux crises financière et ivoirienne) qui a porté un sérieux coup à l’emploi. L’entreprenariat et l’emploi féminins ne sont pas assez développés, et la vie chère est devenue un refrain. Ce contexte est défavorable à un engagement civil, les jeunes hommes craignant le poids de la responsabilité.

L’influence de la culture mandingue sur certaines communautés de la ville, a donné naissances à des valeurs comme la solidarité familiale. Ces valeurs sont à l’épreuve du capitalisme, si bien que l’individu ne peut plus compter sur un grand soutien de la communauté. En sus, la monogamie prend le pas sur la polygamie, et le mariage est en train de perdre son envergure familiale, pour n’être qu’un  contrat entre individus.

Au même moment, le dernier recensement(en 2006) montre qu’à Bobo, il ya plus de femmes que d’hommes : 50,3 % contre 49,7 %. Le problème se pose donc réellement. Mais, relevant de l’intimité, il est tabou dans certaines agoras. Des clubs de jeunes se créent pour favoriser les liens mixtes. Toutefois, rien ne garantie l’aboutissement, ni même la durée des relations qui en sont issues.

L’autonomisation des femmes, une solution

En perspective, il importe d’accompagner les femmes bobolaises dans leur quête d’autonomie financière. Car cette autonomie leur offrira davantage de liberté matrimoniale, et contribuera sûrement à résoudre le problème dont nous avons traité.

 

Michel KONKOBO

Pour Burkina 24



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Il y a 6 commentaires

  1. les jeunes filles ne sont pas eduquees a la vie de couple.ce sont toujours les meres qui font le menage dans la famille.les filles preferent rever de prince charmant plein au as et de soirees endiablees dans les maquis ou dans les boites de nuit.

  2. les jeunes filles ne sont pas eduquer a la de coople.aujourd hui combien de filles savent bien nouer le pagne a la maison.elles ne reve que de week end show et le farotage avec dans le silence complice des familles

  3. Le dernier paragraphe me plait bien: l’autonomisation des femmes, c’est la solution ! La r?alit? est vraiment cuisante: il n’est pas facile aujourd’hui pour une jeune fille de d?canter des milliers de d?clarations pour trouver le vrai amour. Certaines n’ont m?me pas de demande, elles s’approchent de la quarantaine, et d?sesp?rent! L’autonomisation est une solution !

  4. je ne suis pas tout a fait d’accord avec cette article.il ne traduit pas la vrai realit? a bobo il suffit de faire un tour dans les quartiers populaires chaque jeudi samedi ou dimanche vous verez des mariages par ci par la

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