Humour : « Gonrette » de Génération 2000, c’est… Soumaïla Sawadogo

1327 0

Qui l’aurait reconnu parmi mille ? Quand il quitte la scène, Soumaïla Sawadogo a une autre personnalité ; et cela s’explique, parce que sur scène, Soumaïla Sawadogo est « Gonrette ».

.

Le vrai visage de Gonrette
Le vrai visage de Gonrette

L’année 1997 : lancement de l’émission de la télévision nationale « Bon Dimanche ». Sur scène, pendant les entr’actes de ce show télévisé, des humoristes s’affichent : Génération 2000 avec Babenda Chic Choc et Benga, un groupe créé en 1990. Une année plus tard, rejoignant son pays natal, Soumaïla Sawadogo intègre ce groupe et prend le pseudonyme de Gonrette, lors de la Coupe d’Afrique des Nations 1998 que le Burkina Faso organisait.

L’origine de cette passion pour la scène est née depuis l’école primaire, mais vient aussi du fait qu’il a toujours été fasciné par Jean Miché Kankan, un grand humoriste. Et Soumaïla Sawadogo devient Gonrette sur scène. Usant de kaolin, de vêtements pour femme, de faux seins, de fausses fesses conçus à base de chiffons ; de hauts talons, Soumaïla Sawadogo joue une femme.

Gonrette en compagnie de Le Magnifique de la Côte d'Ivoire
Gonrette en compagnie de Le Magnifique de la Côte d’Ivoire

L’accoutrement contribuant à la transformation complète de l’artiste, il n’est donc pas aisé de l’identifier. Avec Babenda Chic Choc et Benga, ils s’inspirent du quotidien pour créer leurs sketchs ; et utilisent la pédagogie de l’humour pour sensibiliser, pour éduquer, et pour conscientiser, sur les maux qui minent notre société.

Reconnaissant que le métier d’humoriste demande beaucoup d’habileté, Soumaïla Sawadogo, le jeune homme frêle, affirme qu’il est plus aisé de faire pleurer que de faire rire. Luttant pour parfois joindre les deux bouts, Gonrette lance ceci aux fans : « On gagne le minimum pour survivre. C’est bon, mais c’est pas arrivé. Si quelqu’un veut contribuer pour me faire grossir, je suis partant. »

Rialé

Pour Burkina 24



bktso1

Rialé est artiste-comédien et résidant a Ouagadougou.

Article similaire

Il y a 1 commentaire

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *