Dadis Camara à la Guinée : “Je vous remercie pour l’honneur que vous avez réservé à votre fils”

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Moussa Dadis Camara (Ph : Guinnéenews.org)
Moussa Dadis Camara (Ph : Guinnéenews.org)

Le capitaine Moussa Dadis Camara a assisté à l’inhumation de sa mère ce dimanche 14 avril 2013. Occasion pour lui de remercier la Guinée pour l’accueil à lui réservé. 

L’ancien chef de la junte militaire guinéenne a effectivement participé à l’enterrement de sa mère Christine Toghn Koné ce dimanche 14 avril 2013, a constaté la presse guinéenne. Il s’est à  cette occasion rendu dans son village d’origine, Koulé Yeketa, situé à  17 kilomètres de la commune urbaine Macenta-N’Zérékoré, lieu de l’enterrement.

Là, il a prononcé un discours de remerciement dans sa langue maternelle, rapporte Guinéenews.org. Des remerciements d’abord pour l’organisation de la conduite de sa génitrice à sa dernière demeure. “Je vous remercie pour tous les honneurs que vous avez réservés à votre maman. Il n’y aura aucune autre cérémonie funèbre plus grandiose que celle que vous avez organisée. Vous avez tout fait”, a traduit Guinéenews.org.

 “Je remercie les filles et fils de la Guinée”

Des remerciements également pour l’accueil qui lui a été réservé.  “Je remercie les filles et fils de la Guinée (…) pour l’honneur que vous avez réservé à votre fils”, a-t-il dit, rapporté par le susdit site. C’était également un discours teinté d’appel à l’unité. Il souhaite en effet que : “là-bas, on aimerait entendre que vous êtes tous unis. Qu’il n’y a ni Malinké, ni Guerzé, ni Peulh ni Soussous. On aimerait entendre que vous êtes tous unis. Que Dieu fasse cela !” Preuve qu’en Guinée, la question des clivages ethniques demeure toujours présente et préoccupante.

Et la justice ?

Dadis Camara devrait-il aussi se préoccuper de la justice ? L’ombre des centaines de morts du 28 septembre 2009 plane toujours et selon le site d’information Afrik.com, la Justice voudrait faire rendre gorge au putschiste. Pour la  Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) interrogée par le site, «il y a suffisamment d’éléments pour l’inculper tout comme l’affirme la Commission internationale des Nations-Unies ».

Les législatives de la discorde

En attendant, ce sont les élections législatives et la fixation de leurs date et modalités d’organisation qui passionnent la classe politique guinéenne et ravissent un peu la vedette au retour du capitaine. En effet, après que le président Alpha Condé a décidé le 13 avril par décret de fixer au 30 juin 2013 la date de ces élections sans cesse reportées depuis deux ans, l’opposition s’est insurgée. Cellou Dalein Diallo et ses co-opposants ont trouvé dans cette décision du président guinéen une rupture de dialogue et appelle à une marche pacifique  le 18 avril prochain et à une journée ville morte.

Abdou ZOURE

Pour Burkina 24

A quand la Guinée ?

La mise en place de cette Assemblée nationale prend les mêmes traits que l’élection présidentielle guinéenne. Il a fallu un médiateur pour cette dernière, en la personne de Blaise Compaoré. Pour ces législatives, c’est Saïd Djinnit qui devrait assumer ce rôle. Certains observateurs estiment que l’opposition agit ainsi juste pour mettre des bâtons dans les roues d’Alpha Condé. Cela fera maintenant deux ans que ce dernier gouverne  sans Assemblée nationale. Il reste à espérer que ces élections ne pousseront pas la comparaison jusqu’au bout  et que la classe politique guinéenne sacrifiera enfin ses intérêts égoïstes pour implorer le bien-être des Guinéens qui n’ont toujours pas profité du “non” historique de Sékou Touré. A.Z



Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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