Complexe sportif Noaga Ouédraogo: la nouvelle école des champions

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Joueurs du complexe sportif Noaga Ouédraogo
Joueurs du complexe sportif Noaga Ouédraogo

Les centres de formations poussent au Burkina Faso comme des champignons. Le nouveau né de ces structures dont l’ambition est d’assurer la relève du football burkinabè est le complexe sportif Noaga Ouédraogo du nom du père de l’ancien international burkinabè Rahim Ouédraogo. Ce complexe a ouvert depuis le 17 novembre sous le régime sport-études.

Le complexe sportif Noaga Ouédraogo est situé à 20 km de la ville de Bobo Dioulasso, la capitale économique du Burkina Faso. Loin du brouhaha de la ville, 23 jeunes apprennent les notions de base du football. Ce samedi à 10 heures dans ce centre de formation, les pensionnaires s’apprêtent à suivre un cours d’anglais sur la supervision d’Ibrahim Diarra, ancien international burkinabè passé par l’ASFA Yennenga et aussi l’Etoile Filante de Ouagadougou (EFO). S’il s’agit bien d’un centre de formation pour football, le fondateur, en la personne d’un autre international burkinabè Rahim Ouédraogo, souhaite accorder une part importante à l’éducation des enfants. Ainsi, depuis le 17 novembre 2012, les enfants qui ont intégré ce centre de formation sans tambours ni trompettes font la navette entre les salles de cours et le terrain de football. Pour répondre aux attentes, le centre est doté d’un minimum d’infrastructures à savoir deux terrains de football dont l’un est en train d’être gazonné. Il est composé également de deux bâtiments de 64 lits qui servent de dortoir, un bâtiment pour les bureaux des dirigeants (Président, entraîneurs, surveillants), et un réfectoire de 200 places et deux salles de cours. « Tout n’est pas au point. C’est le début. La construction du centre continue » explique Ibrahim Diarra.

Le promoteur  Rahim Ouédraogo veut mettre en place un centre de formation et un club moderne. C’est pourquoi les constructions d’un hôtel, d’une piscine et d’autres infrastructures sont prévus pour accueillir des équipes et aussi mettre les pensionnaires dans les meilleurs conditions. « C’est un centre comme Feyernoord au Ghana, comme ASEC d’Abidjan, le centre Salif Keita au Mali. Vous savez, le président de centre Rahim Ouédraogo a longtemps joué à l’extérieur. Il veut donc s’inspirer de l‘expérience qu’il a connu dans le championnat hollandais pour que cela profite aux jeunes burkinabè. Même si c’est du Business, il faut dire qu’il est dans le domaine et il veut donner sa chance à tout le monde » révèle Ibrahim Diarra. Ce centre de formation qui se veut moderne s’est attaché les services d’un entraîneur expérimenté de Saki Adu Nii, débauché au Feyenoord du Ghana.

“Une sélection rigoureuse des futurs talents”

Le centre compte deux catégories. Les cadets sont hébergés au centre tandis que la sélection des moins de 12,13 et 14 ans est basée à Bobo et placée sous le régime externat. Le centre a mis en place une stratégie de détection rigoureuse des jeunes talents en associant les clubs et centres d’animation de football de la ville de Bobo Dioulasso. C’est ce que fait savoir Ibrahim Diarra « Rahim Ouédraogo organise au moins deux ou trois compétitions de petites catégories dans la ville de Bobo, on a retenu des joueurs grâce à ces tournois. En plus de ça nous avons associé une dizaine d’entraîneurs de jeunes pour la présélection et la sélection des joueurs». Les parents également ont été associés à ce projet. C’est pourquoi, dès l’entrée du jeune au centre de formation, il est 100% pris en charge par le fondateur. Il s’agit notamment de la restauration, la prise en charge sanitaire, la scolarité, etc. « En général les familles de footballeurs sont pauvres. Si on leur demande de contribuer, ce sera dur pour eux. Lire la suite sur sports.burkina24.com

Dieudonné LANKOANDE

M. Lankoandé est passionné de web2.0 et de stratégies marketing (Marketing/web & Community Management) propre au secteur on line, domaine dans lequel il a plusieurs années d’expériences.

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