Littérature : Adama Siguiré ou le combat d’un romancier bobolais

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Ayant reçu son baptême de feu avec son roman Les folies de l’adolescence, l’écrivain burkinabè résidant à Bobo-Dioulasso, Adama Siguiré, prépare une deuxième sortie pour Juillet prochain. L’homme de lettres a choisi de se consacrer à la plume, et vit depuis un certain temps principalement de ses publications, chose jusque-là inexistante dans la ville de Sya.

CIMG7159-203x300A 32 ans, Adama Siguiré vit pleinement un rêve d’enfance : Celui d’être écrivain, à l’image d’Amadou Koné. La publication de son premier roman Les folies de l’adolescence (aux éditions céprodif)  a été possible après une décennie de combat et de travail acharné. Cette première œuvre a été vendue à plus de 2000 exemplaires, et le romancier ne compte pas rester en si bon chemin. Il a achevé la rédaction de son deuxième roman, Le triomphe de l’amour. Mariage forcé, divorce, amour et épreuves morales sont les thématiques traitées dans cette œuvre de plus de  200 pages.

« Je reste convaincu que le triomphe de l’amour fera partie des classiques burkinabè, et que c’est un roman que les lecteurs vont savourer », a déclaré Adama Siguiré à Burkina 24.

Monsieur Siguiré réside dans la deuxième capitale burkinabè, et vit principalement de la littérature depuis l’an dernier. Auparavant, il exerçait le métier d’instituteur. « La différence entre l’enseignant et l’écrivain est que l’enseignant connait ses élèves, mais l’écrivain, lui, ne connaît pas ses lecteurs », affirme parfois M. Siguiré.  Entre cours de français, conférences publiques, lectures à l’institut français et écritures, Adama Siguiré se plaît dans son art.

Les difficultés d’un noble métier

Toutefois, les difficultés ne manquent pas. Dans le cadre de ses rencontres avec le lectorat, si certains directeurs d’établissements scolaires accueillent l’homme de lettres à bras ouverts, d’autres, par contre, sont réticents. Aussi, pour un début, M. Siguiré fait face à des difficultés financières pour pouvoir éditer, sur fonds propres, ses romans. Il a bénéficié d’un soutien du Bureau Burkinabè des Droits d’Auteurs(BBDA) pour son deuxième roman.

Pratiquement le seul écrivain professionnel à vivre à Bobo, Adama Siguiré est convaincu que « la lecture est un outil de conquête de la liberté qui sert à vaincre les préjugés, à s’éduquer, à s’instruire, et à découvrir le monde ». A travers sa plume, il espère donner le goût de la lecture à la jeunesse, et susciter en celle-ci l’amour de la recherche.

 Michel KONKOBO

Pour Burkina 24

 



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